Le siège du Crous BFC sera à Besançon plutôt qu’à Dijon

Le  futur siège du Crous de Bourgogne-Franche-Comté sera fixé à Besançon, décision du ministère de l’Enseignement supérieur. dans le chef-lieu de la région académique, à savoir Besançon. Le maire de Dijon, François Rebsamen, déplore « un non-sens stratégique et une déception pour toutes celles et tous ceux qui ont œuvré à la modernisation du Crous de Dijon « .

Fusion des régions, des universités (l’UBFC, en l’occurence) et maintenant des Crous. Ces établissements publics censés piloter la vie étudiante (*) devaient être assemblés courant 2018. La fusion entre les Crous de Dijon et de Besançon a finalement été repoussée en 1er janvier 2019, laissant planer le doute sur le lieu du siège du tout nouveau Crous BFC.

Il sera finalement à Besançon, ce que regrette le maire de Dijon (voir communiqué plus bas).

(*) Répartis par académies, ils sont chargés principalement de l’aide sociale, de l’accueil des étudiants internationaux, des logements et bourses étudiants, de la restauration universitaire et de la vie culturelle étudiante. 


Communiqué de presse de François Rebsamen : 

© Jean-Luc Petit

« Nous venons d’apprendre le choix de retenir Besançon comme futur siège unique du CROUS Bourgogne-Franche-Comté. Nous prenons acte de cette décision que nous considérons comme une erreur : elle est à la fois un non-sens stratégique et une déception pour toutes celles et tous ceux qui ont œuvré à la modernisation du CROUS de Dijon.

D’une part, cette décision ne s’inscrit pas dans un schéma stratégique national puisque seules deux nouvelles régions sont concernées, la Bourgogne- Franche-Comté et la Normandie. D’autre part, une analyse factuelle de la situation des CROUS de Dijon et de Besançon la rend incompréhensible.

Accompagné par les collectivités territoriales, le CROUS de Dijon a mené d’importants efforts pour rénover ses installations ces dernières années. En termes d’équipements et de prestations, il dispose aujourd’hui d’une offre supérieure à celui de Besançon (restaurants universitaires, nombre de lits, nombre de bourses versées, nombre de personnels administratifs et techniques…). Sa santé financière est irréprochable. Par définition, le CROUS accompagne au quotidien les étudiants : or 45% des étudiants de la région Bourgogne-Franche-Comté sont sur le campus de Dijon, seulement 28% sur celui de Besançon. La position centrale de Dijon au regard de l’ensemble des antennes universitaires du CROUS de Bourgogne-Franche- Comté aurait pu commander un tout autre choix administratif.

Lors du dernier conseil d’administration du CROUS, l’ensemble des élus étudiants et des représentants du personnel s’étaient prononcés contre cette fusion. Aussi, avec la collectivité, j’assumerai les responsabilités qui sont les miennes et j’ai d’ailleurs sollicité un rendez-vous auprès de la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal pour connaître les raisons objectives de ce choix. Je recevrai les représentants de la CGT du CROUS très prochainement afin de m’assurer des bonnes conditions offertes au déménagement des personnels administratifs et techniques. »

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