Le Vélotour de Dijon en 8 chiffres

Pédaler dans des stades de foot, des salles de concerts ou des opéras. Tel est le crédo du Vélotour, incontournable événement dijonnais pour découvrir son patrimoine autrement. En attendant la balade du joyeux grupetto dans la cité des ducs, ce dimanche 3 septembre, décryptage d’une chaîne bien huilée.

Visiter le superbe auditorium dijonnais à vélo est devenu possible grâce au Vélotour. © Alain Spies

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Le Vélotour est né d’une amitié entre deux étudiants. « L’un d’entre eux, Pierre-Henri Deballon, est dijonnais, précise Bastien de Marcillac, le directeur de l’événement venu se greffer à l’aventure il y a cinq ans. Et de poursuivre que les deux compères « avaient envie de faire découvrir le patrimoine de manière originale, en mêlant culture, activité sportive et convivialité ». Depuis, le concept a essaimé à Orléans, Marseille, Le Havre et Paris. Les organisateurs ont tenu leur promesse : « Votre ville comme vous ne l’avez jamais vue ».

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C’est le temps, en mois, qu’il faut aux organisateurs pour préparer un itinéraire. Le travail se fait « en concertation avec les partenaires et les collectivités pour voir ce qui est réalisable ». Charge à l’équipe de référencer une cinquantaine de sites potentiels avant d’en retenir une vingtaine. « Certains sites n’ouvrent pas leurs portes, souvent par incapacité technique à accueillir un passage de 8000 vélos », concède volontiers Bastien de Marcillac. Le tracé de l’édition 2017 partira du Parc de la Colombière pour aller à l’aéroport Dijon-Bourgogne, avec des étapes au centre de formation du DFCO, chez Grand Dijon Habitat, au CFA La Noue et dans bien d’autres lieux d’intérêt.

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Cette année marquera donc la douzième édition du Vélotour. « La première a tout de suite pris », constate le directeur. Dijon était en effet « adapté à ce genre d’événement. Cette ville est la symbiose du patrimoine culturel, de l’ADN sportif, des balades dans les grands espaces… » Sans compter que les partenaires et la Ville « ont manifesté une politique volontaire, en ouvrant très vite les bras au projet ». De quoi mettre sur pied un financement tripartite, en bonne intelligence. Après tout, « chacun y trouve son compte, le Vélotour est un outil de promotion considérable ». Si bien que les organisateurs espèrent une réaction en chaine, « en développant le concept dans toutes les grands agglomérations en France, mais aussi en Belgique ».

 17 

Comme les 17 km qu’il faut parcourir sur la boucle principale. « Ce n’est pas une compétition », insiste Bastien. Il y a avant toute chose la satisfaction d’avoir passé un moment chaleureux. Pour les plus curieux, une boucle optionnelle rajoutant 4 à 6 km au tracé est aussi proposée. « Aucun risque de coup de pompe ou de fringale », sourit l’organisateur : chacun va à son rythme, avec la sécurité comme principal mot d’ordre.

 25% 

Un quart des participants est constitué d’enfants de moins de 12 ans. Parce que cet événement insolite est avant tout un moment familial, pour éveiller la tête et les jambes. Et même pas besoin de roulettes ! « Gratuité pour les premiers inscrits de moins de 12 ans », promet-on du côte du Vélotour.

 150 

Point de Vélotour sans bonnes âmes. Ils sont au minimum 150 bénévoles à participer aux préparatifs et orienter les participants tout au long du parcours. « La plupart provient d’associations locales, à qui l’on reverse 25 euros par bénévole », se félicite Monsieur le directeur, pas peu fier de contribuer concrètement à cette chaine solidaire.

 160 

Il en reste encore beaucoup à découvrir et redécouvrir : plus de 160 sites du Grand Dijon ont été traversés par les « vélotouristes » depuis la création de l’événement. Zénith, l’hôtel La Cloche, le stade Gaston-Gérard, le centre de maintenance Keolis, l’opéra de Dijon… Autant de lieux singuliers et très variés qui permettent, c’est promis, « aux Dijonnais de se réapproprier leur ville. Avec ces balades, ils actualisent ensemble la vision qu’ils ont de leur lieu de vie. D’autant plus à Dijon, où la ville est dynamique et change chaque année ». Et de préciser que les organisateurs « cherchent toujours à faire visiter de nouveaux quartiers ».

 8 000 

Tel est le nombre de participants à Dijon, chaque année. Pour des raisons pratiques et de sécurité, les organisateurs ont dû refuser du monde. Le rendez-vous fait le plein à chaque fois, si bien que depuis la première édition, on compte environ 85 000 participants dijonnais. « Soit 200 000 vélotouristes, si l’on cumule les autres villes participantes. »



Départs entre 8h et 12h
Fermeture du village à 18h – restauration sur place
Billeterie en ligne sur www.velotour.com

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