La cité icaunaise continue ses préparatifs pour la Saint-Vincent tournante des 26 et 27 janvier 2019. En avant-première de la grande fête viticole, elle exhibe dans ses rues les Saint Vincent de tous les villages viticoles de Bourgogne. Cela vaut donc le détour.

Accrocher de grandes bannières photo représentant les « Saint Vincent » de tous les villages viticoles de Bourgogne dans les rues de Vézelay dès le mois de juin. Telle est l’idée conjointe du Comité d’organisation de l’événement et de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin pour annoncer à tous les visiteurs la 75ème édition de la Saint-Vincent tournante, les 26 et 27 janvier prochains.

Installés les 4 et 5 juin dans les rues vézeliennes, une soixantaine de portraits 240×120 cm seront à découvrir sur les façades des maisons grâce au travail réalisés par trois photographes du cru : Armelle, Jean-Louis Bernuy et Michel Joly. Exposée en 2012 au Château du Clos de Vougeot (habitué des expos sur ce thème), la collection s’étoffe avec de nouveaux villages, en particulier avec Vézelay et Saint Véran qui ont rejoint la cour des grands. Municipalité, architectes des Bâtiments de France et précieux bénévoles ont travaillé conjointement à l’élaboration de cette exposition-promenade qui prendra fin quelques semaines avant le grand rendez-vous du mois de janvier.


Rendez-vous mardi 19 juin !

La municipalité de Vézelay représentée notamment par son maire Hubert Barbieux, le Comité d’organisation ainsi que la Confrérie des Chevaliers du Tastevin donnent rendez-vous au grand public et à la presse mardi 19 juin Porte du Barle à 18h30 puis à 19h00 au Musée de l’Œuvre à côté de la Basilique pour l’inauguration officielle de cette exposition itinérante.

Sous l’impulsion de son directeur Sylvain Pabion, le château de Marsannay ouvre grand ses portes à l’œnotourisme avec une masterclass mets et vins de haut niveau. Surfant sur les savoureuses propositions du traiteur Eric Brionès, en blanc, en rouge ou en rosé, le domaine promet de délicieux moments servis sur un plateau.


Par Alexis Cappellaro

Pour Dijon-Beaune Mag #70
Photos : Jonas Jacquel, sauf mention contraire

« Tout finit par un banquet ! » Avec une élégance décontractée qui lui est propre, le château de Marsannay réinterprète cette maxime d’une fameuse bande-dessinée pour entériner la montée en puissance de l’appellation qu’elle défend. Plus symboliquement, elle accompagne aussi la renaissance de la région viticole dijonnaise. Et quoi de plus efficace que des accords mets et vins pour faire passer le message ?


Sylvain Pabion est le dépositaire de cette démarche. En résumé : à raison d’une petite dizaine de masterclass déjà planifiées pour des groupes (particuliers comme professionnels), cinq vins du domaine (quatre rouges et un blanc, et pourquoi pas du marsannay rosé aux beaux jours) seront servis selon l’inspiration du sommelier caveau Laurent Le Strat. La partition gourmande sera confiée à l’expert du piano Eric Brionès (Les 3 Ducs).
Le directeur place beaucoup d’espoirs dans ces rendez-vous pour boucler la boucle. Dès son arrivée en 2015, sur la base d’une formation d’ingénieur agronome – et « avant tout de vigneron au quotidien » – il a entamé une valorisation très interessante des quelque 28 hectares sous sa responsabilité pour faire naître 40 cuvées, dont la plupart sont issues de climats aux particularités notables. Pour « dépasser le simple cliché des étiquettes que nous buvons », il livre en parallèle une véritable pédagogie ludique avec ces impressionnants monolithes signés de la géologue Françoise Vannier ainsi qu’une cartographie géologique de son sol. C’est d’ailleurs l’introduction, digeste et maîtrisée, de ces accords : une courte présentation de la philosophie du domaine et une visite des caves à 10 m de profondeur, là où « l’hygrométrie est idéale ».
Dans ce château beaucoup plus jeune qu’il ne laisse croire (construit « sans aucun défaut », dixit son directeur, en 1991 par André Boisseaux), l’expérience œnotouristique était plutôt confidentielle jusque-là. Entre 7 000 et 8 000 visiteurs chaque année. Avec cette promesse gourmande où, en toute circonstance, « les plats sont là pour réhausser les vins » (air connu) il devrait y en avoir beaucoup plus. Cela permettra au château de Marsannay de faire astucieusement le lien, « sans aller trop vite », entre terroir et vins, entre vins et gastronomie. La boucle sera ainsi bouclée. Et tout finira par un banquet.


Marsannay in La Closerie

Dans le cadre de la semaine Marsannay in Dijon organisée début mai par Bourgogne Magazine, plusieurs établissements de la cité ducale ont valorisé l’appellation autour de soirées thématiques. Un jeu-concours en partenariat avec SEB a notamment récompensé nombre de participants (étaient en jeu ActiFry et autre ClipsoMinut’Easy) dans un esprit de convivialité. La Closerie était du rendez-vous. Rue Sainte-Anne, l’établissement d’Isabelle Gorecki-Hiltenfink a ainsi accueilli, sous la bienveillance de Philippe le Bon, Sylvain Pabion et le sommelier Patrice Gillard pour une dégustation de trois cuvées (Echezots, Longeroies et Clos de Jeu) accompagnée d’une joue de bœuf mijotée par le chef Arnaud Riandet. Dans les palais ou dans les cœurs dijonnais, l’appellation joue partout à domicile.