Dijon Beaune Mag
Prêt à défendre les collectivités, François Rebsamen enclenche la vitesse supérieure pour la course aux Sénatoriales. Soutenu par le PS, il s’impose en chef de file de « l’alliance des territoires ».

Alors que l’échéance du 27 septembre 2026 approche à grands pas, la course aux sénatoriales prend un net coup d’accélérateur en Côte-d’Or. Moins d’un mois après avoir officialisé sa candidature le 9 juillet dernier, le président de Dijon métropole François Rebsamen voit sa dynamique de rassemblement se concrétiser sur le terrain, enregistrant un soutien de poids avec le ralliement officiel du Parti socialiste.
À 75 ans, l’ancien maire de Dijon pendant plus de 20 ans ne conçoit pas son retour dans l’arène sénatoriale comme une démarche contemplative. Face à ce qu’il qualifie de période « très trouble et politiquement instable », François Rebsamen entend faire valoir sa « surface » politique et sa liberté de ton au Palais du Luxembourg.
S’il se définit comme un homme « libre », refusant qu’on lui colle une étiquette rigide, François Rebsamen réaffirme sans détour son ancrage historique : « Je suis un homme de gauche, un social-démocrate. » pouvait-il dire sur les ondes de Ici Bourgogne au début de l’été.
Réunies le 6 août dernier, les instances locales du PS ont voté à l’unanimité pour soutenir la candidature de François Rebsamen. Dans un scrutin proportionnel à un seul tour où chaque voix du collège électoral (composé à 95% de maires et délégués municipaux) comptera, les socialistes mettent en avant la notion d’« alliance des territoires ».
Maire de Dijon durant près de deux décennies, de 2001 à 2014, puis de 2015 à 2024, il préside toujours Dijon Métropole.
Déjà élu sénateur de la Côte-d’Or entre 2008 et 2014, il y a présidé le groupe socialiste de 2011 à 2014.
François Rebsamen a été Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social sous François Hollande entre 2014 et 2015 et Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation dans le gouvernement de François Bayrou de décembre 2024 à octobre 2025, où il a notamment porté la réforme du statut de l’élu. Ancien numéro 2 du Parti socialiste, il est aujourd’hui le président-fondateur de la Fédération progressiste.
Face à François Rebsamen, la droite et le centre-droit ont choisi de faire alliance dès le premier tour : la sénatrice sortante Anne-Catherine Loisier (UDI) conduit une liste d’union où figure en deuxième position l’autre sénateur sortant, Alain Houpert (Les Républicains).
À la gauche du Parti socialiste, La France Insoumise fait démarche à part en présentant sa propre liste, emmenée par Olivier Minard, ancien candidat aux élections municipales à Dijon cette année. De son côté, le Rassemblement National aligne une liste conduite par Tatiana Guyenot, sur laquelle figure également la conseillère régionale et municipale dijonnaise Mélanie Fortier.
Enfin, François Patriat a choisi de ne pas se représenter.