Les conseils business par Canovia : l’ancrage et l’horizon, de Dijon à Singapour

Née à Dijon, la banque d’affaires Canovia s’implante au Canada et à Singapour. Objectif : offrir de nouveaux relais de croissance internationaux aux entreprises de Côte-d’Or.

Sarah Cissé, account manager chez Canovia Dijon. ©Canovia

S’ouvrir au monde ne signifie pas pour autant oublier d’où l’on vient. Banque d’affaires née à Dijon et solidement ancrée en Bourgogne-Franche-Comté, Canovia considère le développement international comme une extension naturelle du terrain local.

Depuis avril 2024, Canovia Canada ouvre une porte sur l’Amérique du Nord. Plus récemment, Canovia Asia, lancée à Singapour avec Marc-Antoine Seris, fondateur historique de la maison, complète la carte. Trois fuseaux horaires, trois points d’appui, mais une même boussole : « Accompagner les dirigeants là où se créent les opportunités », résume Sarah Cissé.

Le cas pratique viticole

En lien avec les équipes dijonnaises, la jeune femme pilote le développement nord-américain depuis le Canada. Arrivée chez Canovia en 2021, d’abord sur des missions de communication et de marketing, elle a vu son rôle évoluer avec la maison. « L’entreprise grandit, intègre des savoir-faire, et ses collaborateurs aussi », résume-t-elle. Son installation outre-Atlantique est née d’un projet de vie familiale, transformé en projet d’entreprise. Une façon très « canoviesque » (néologisme de bon aloi) de faire germer les profils, les idées et les marchés.

« Avoir des bureaux à l’autre bout du monde n’est pas une fin en soi. Le Canada et Singapour doivent offrir à nos clients régionaux, français ou internationaux davantage de possibilités : nouveaux produits financiers, opportunités d’investissement, diversification, relais de croissance », précise Sarah. Prenons un cas pratique. Un domaine viticole bourguignon souhaite explorer une acquisition en Californie, ou identifier des partenaires financiers capables d’accompagner son développement. L’idée a du sens dans l’autre pays du pinot noir, mais le terrain est loin d’être familier : culture d’affaires différente, règles de distribution spécifiques, intermédiaires obligatoires, fiscalité, droit local, attentes des investisseurs…

Culture du terrain

Canovia commence alors par faire ce qu’elle fait déjà en Bourgogne : sécuriser et structurer le projet. Quelle cible ? Quelle taille ? Quel modèle ? Quelle stratégie patrimoniale, financière ou commerciale ? « Autant de paramètres que nous pouvons anticiper et maîtriser, en évoluant au quotidien avec les différents acteurs économiques de ces pays », explique Sarah Cissé. Une fois le projet cadré en France, le relais nord-américain peut identifier les cibles, activer le réseau, approcher les bons interlocuteurs et sécuriser les échanges.

Cette logique fonctionne aussi dans l’autre sens. Des entrepreneurs nord-américains peuvent regarder vers la France et la Bourgogne en particulier. Des investisseurs peuvent s’intéresser à des GFV, des domaines, des entreprises industrielles ou agricoles.

Savoir-faire métier

Cette ouverture internationale repose sur les quatre grands métiers de la banque d’affaires : services et produits financiers, levées de fonds, restructuration et transmission, cession-fusion-acquisition.

Avec un avantage de taille déjà évoqué dans nos colonnes : la pluridisciplinarité. Canovia mobilise ses 22 collaborateurs pour une gestion de projet clé en main, mais également les 500 spécialistes d’André Le Groupe à travers 11 expertises métiers, afin d’accompagner les dirigeants à tous les stades du développement de leur entreprise : « Mes collègues sont analystes M&A, analystes financiers, contrôleurs de gestion, fiscalistes spécialisés, juristes, consolideurs… Cette boîte à outils est précieuse. »

Depuis Dijon, Ottawa ou Singapour, la promesse reste la même : donner aux dirigeants les bons outils, les bons réseaux et les bons repères pour grandir sans perdre leur ancrage.