Dijon Beaune Mag
À l’initiative de l’Hôtel-Dieu des Hospices Civils de Beaune, un nouvel itinéraire patrimonial offre un regard inédit sur la Bourgogne hospitalière. En reliant Beaune, Arnay-le-Duc, Seurre, Louhans et Tournus, « Chemins hospitaliers » croise les histoires du soin, de l’hospitalité et de patrimoines exceptionnels.

À l’initiative de Hospices Civils de Beaune, les Chemins hospitaliers associent cinq sites emblématiques pour faire revivre une tradition profondément ancrée dans l’histoire bourguignonne : celle de l’accueil des plus démunis et du « prendre soin ».
L’itinéraire relie ainsi le site Hospices de Beaune, véritable totem de la Bourgogne avec quelque 460 000 visiteurs, à la Maison régionale des arts de la table d’Arnay-le-Duc et son ancien Hospice Saint-Pierre, l’Hôtel-Dieu de Louhans, l’Hôtel-Dieu de Seurre et l’Hôtel-Dieu – Musée de Tournus (voir encadré).
Au fil des étapes, les visiteurs découvrent de remarquables salles des malades, des apothicaireries historiques, du mobilier d’époque, des collections de vaisselle, des objets médicaux, des œuvres d’art et des jardins. Chaque établissement raconte son histoire propre, tout en participant à un récit commun retraçant plusieurs siècles d’évolution des soins hospitaliers en Bourgogne.
Le dispositif s’accompagne d’un livret-passeport 2026. Après l’achat d’un premier billet au tarif plein dans l’un des cinq établissements partenaires, les visiteurs bénéficient d’un tarif réduit dans les autres sites sur simple présentation de ce passeport, valable jusqu’au 31 décembre 2026.
Chaque visite permet de faire tamponner le livret, invitant les amateurs de patrimoine à parcourir l’ensemble de l’itinéraire. Les organisateurs recommandent toutefois de vérifier les périodes et modalités d’ouverture propres à chaque établissement avant de programmer leur parcours.
Avec cette initiative, les cinq partenaires bourguignons souhaitent mettre en lumière un patrimoine souvent méconnu, mais essentiel à l’identité de la Bourgogne, où architecture, médecine, histoire religieuse et art de vivre se croisent depuis le Moyen Âge.
Infos et billetterie sur reservation-hoteldieu.hospices-de-beaune.com
Hôtel-Dieu des Hospices Civils de Beaune
L’Hôtel-Dieu est fondé en 1443 par Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, et son épouse Guigone de Salins. Confié aux bons soins des dames hospitalières, ce palais pour les pôvres est en activité jusqu’en 1971. Connu pour son architecture et ses toitures polychromes, il est un haut lieu de mémoire de l’histoire hospitalière avec ses collections de mobilier et d’objets d’art, sa cuisine, son apothicairerie et ses salles de soin.
Maison Régionale des Arts de la Table (Arnay-le-Duc)
Depuis 1981, la Maison régionale des arts de la table présente des expositions temporaires dans l’ancien Hospice Saint-Pierre, hôpital du XVIIᵉ siècle où les dames hospitalières de Beaune ont assuré des soins pendant trois siècles. L’exposition 2026 « Herbes gourmandes, herbes soignantes » fait découvrir comment les plantes associent médecine et gastronomie.
Hôtel-Dieu de Seurre
Fondé en 1688, l’Hôtel-Dieu de Seurre est d’autant plus intéressant qu’il abrite encore une petite activité hospitalière. Ouvert au public sur réservation, on peut y admirer le mobilier d’époque dont les lits des malades, la chapelle Saint-Louis ainsi que l’apothicairerie parfaitement conservée, riche d’une centaine de pots en faïence des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Les visites de l’Hôtel Dieu de Seurre ont lieu de 10h à 11h les mercredis de juillet et août.
Hôtel-Dieu de Louhans-Châteaurenaud
Édifié à partir de 1682, l’Hôtel-Dieu de Louhans en Saône-et-Loire est resté en activité jusqu’en 1977. Son apothicairerie renferme une collection de pots tout à fait unique, notamment composée de faïences hispano-mauresques des XVᵉ et XVIᵉ siècles. Accompagnés d’un guide, les visiteurs parcourent les salles de malades et les lieux de vie des sœurs.
Hôtel-Dieu – Musée de Tournus
Fondé au XVIIᵉ siècle, agrandi au XVIIIᵉ siècle, l’Hôtel-Dieu de Tournus témoigne aujourd’hui de l’histoire hospitalière de la cité gourmande saône-et-loirienne. Les salles anciennes furent reconstituées grâce au mobilier d’origine composé de lits et d’une vaisselle d’étain. Le bijou de l’Hôtel-Dieu reste son apothicairerie, une des plus anciennes en France avec ses 300 pots en faïence de Nevers.