Dijon Beaune Mag
Avec 83 500 festivaliers réunis pendant trois jours à la Combe à la Serpent, Golden Coast confirme son changement de dimension. Cette troisième édition marque surtout l’installation durable du rendez-vous dijonnais dans le paysage des grands festivals français. Malgré l’annulation d’Aya Nakamura, les organisateurs dressent un bilan positif et donnent déjà rendez-vous les 27, 28 et 29 août 2027.

Trois éditions auront suffi à Golden Coast pour changer de statut. Après une première année – initialement prévue à la BA102 de Longvic – destinée à poser les fondations et une deuxième marquée par le passage à trois jours et une spectaculaire montée en puissance, le festival dijonnais a accueilli 83 500 personnes pour son édition 2026, du 28 au 30 août à la Combe à la Serpent.
Un niveau de fréquentation que les organisateurs qualifient d’« exceptionnel, dans un contexte pourtant difficile » via un communiqué. Mais le discours a changé. Il ne s’agit plus seulement de faire grossir les compteurs. « Golden Coast n’a plus à prouver qu’il existe. Il s’agit maintenant de raconter la place qu’il est en train de prendre », résument-ils au lendemain du festival.
En trois ans, le festival s’est imposé comme un grand point de rassemblement du rap français, avec une identité particulière : réunir dans un même lieu les poids lourds du genre, des artistes internationaux et une nouvelle génération qui monte (Folie’s, LinLin, R2, Miki, Eva, La Refleuze, La Mano, Huntrill…)
L’édition 2026 en a offert plusieurs illustrations. Gradur a rejoint Naza sur scène, Fianso a créé l’événement autour de Rentre dans le Cercle, tandis que Busta Rhymes a livré l’un des shows marquants du week-end. Macklemore s’est chargé de la clôture dimanche soir.
Attaqués sur les nuisances sonores et les risques d’incendies, les organisateurs ne cachent pas les difficultés inhérentes au lieu. « Le site de la Combe à la Serpent a ses contraintes, nous les connaissons », reconnaissent-ils, évoquant notamment la nécessité de s’adapter aux conditions climatiques et de faire évoluer continuellement l’organisation.
Mais ils défendent plus que jamais ce choix. « Le rap, souvent associé à un environnement urbain, a ici trouvé, dans la nature, une place à part », estiment-ils. Une singularité qui distingue désormais Golden Coast dans un calendrier français des festivals particulièrement fourni.
Avec plus de 80 000 festivaliers sur trois jours, l’événement dépasse également son seul périmètre musical. Hébergements, restauration, transports, commerces : Golden Coast revendique désormais son poids économique et touristique pour Dijon et sa métropole.
Le festival met ainsi en avant « de l’activité, de l’attractivité, une visibilité nationale et européenne » et l’image d’un territoire capable d’accueillir un rendez-vous majeur destiné à un public particulièrement jeune.
Une dimension qui devrait continuer à compter dans les prochaines éditions. Car après trois ans de croissance rapide, Golden Coast semble entrer dans une nouvelle phase.
Cette troisième édition aura néanmoins connu une importante déconvenue avec l’annulation d’Aya Nakamura, l’une des principales têtes d’affiche attendues.
« L’annulation d’Aya Nakamura a été une grande déception pour le public comme pour les équipes du festival », reconnaît Golden Coast, qui annonce une communication prochaine concernant les modalités prévues pour les détenteurs de billets concernés.
Le festival regarde désormais vers 2027. La quatrième édition de Golden Coast est d’ores et déjà annoncée les 27, 28 et 29 août 2027.