Beaune. Vente des vins 2026 : Debra France et l’ARSLA bénéficiaires de la pièce de charité

Les Hospices Civils de Beaune ont dévoilé les deux associations qui bénéficieront de la pièce de charité lors de la 166e Vente des vins, le 15 novembre prochain : Debra France et l’ARSLA. Deux structures engagées au profit des personnes atteintes de maladies rares.

Les Hospices Civils de Beaune ont dévoilé les deux associations récipiendaires de la pièce de charité, ce jeudi 3 septembre, en présence de son directeur Guillaume Koch, de son président du conseil de surveillance et maire de Beaune Pierre Bolze (au centre), entourés de Ludivine Griveau-Gemma la régisseuse du domaine viticole et de Célian Ravel d’Estienne, directeur des ventes des vins de Sotheby’s France. ©Alexis Cappellaro/DBM

Le choix n’a pas été simple. Les Hospices Civils de Beaune ont reçu 28 candidatures d’associations concernant sa traditionnelle pièce de charité, dite aussi pièce des présidents, mise aux enchères par Sotheby’s sous les halles de Beaune le dimanche 15 novembre, lors de la 166e Vente des vins des Hospices.

Un nombre inédit selon leur directeur Guillaume Koch, interrogé lors d’une conférence de presse ce jeudi 3 septembre. « Nous avions choisi la thématique des maladies rares cette année. Certaines candidatures étaient très touchantes, comme cette lettre d’une association expliquant œuvrer pour 30 personnes touchées par cette maladie en France. »

Parmi les critères de sélection figurait aussi la capacité des associations à gérer les sommes importantes générées par cette vente dans la vente, dont l’adjudication dépasse souvent les 300.000 euros.

L’affiche de cette 166e édition de la Vente des vins des Hospices de Beaune a été dévoilée. Il s’agit de l’œuvre de Téo Transinne, illustrateur installé à Sète. ©Visuel fourni par les Hospices de Beaune

Deux associations quadragénaires

Le choix s’est finalement porté sur l’ARSLA, engagée contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot. Une pathologie neurodégénérative qui touche environ 8 000 personnes en France, avec 1 000 à 1 500 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. « Il y a cinq décès par jour de cette maladie neurodégénérative grave », a confié Guillaume Koch.

L’ARSLA est née en 1985, à l’initiative d’un jeune malade, Guy Serra, et de son neurologue Vincent Meininger, face au manque d’accompagnement. Depuis, elle agit sur trois fronts : financer et accélérer la recherche, accompagner les malades et leurs proches et défendre leurs droits. Plus de 250 projets de recherche ont été financés depuis sa création.

La seconde bénéficiaire, Debra France, accompagne les personnes atteintes d’épidermolyse bulleuse, une maladie génétique incurable de la peau, également connue sous le nom de maladie des enfants papillons. « La peau se décolle au moindre frottement, causant des plaies difficiles à cicatriser. Cela touche dès le plus jeune âge et notre soutien va notamment en direction de cette jeunesse », a rappelé le directeur des Hospices. Entre 700 et 1 000 personnes seraient concernées en France par cette pathologie.

Créée elle aussi en 1985, l’association, alors baptisée EBAE, est devenue Debra France en 2011 en rejoignant le réseau international Debra. Son action repose sur quatre piliers : soutien aux familles, financement de la recherche, amélioration de la prise en charge et sensibilisation du public. Elle accompagne aujourd’hui plus de 300 familles.

À noter enfin que l’identité de l’appellation pour ce fût de 228 litres n’a pas encore été dévoilée.

En 2025, les bénéfices de la pièce de charité ont été reversés à deux associations œuvrant pour l’innovation technologique au profit des personnes en situation de handicap. ©Baptiste Paquot/DBM

Quatre parrains et 400 000 € récoltés en 2025

En 2025, la Pièce des Présidents avait permis de récolter 400.000 euros au profit de l’association Enfance et handicap en Côte-d’Or (Ehco) et de l’Institut Robert-Debré du cerveau de l’enfant. Les parrains Alice Taglioni, Martin Solveig, Vincent Lacoste et Cédric Klapisch avaient fait grimper les enchères autour d’un pommard 1er cru Les Rugiens.

Une adjudication supérieure aux 360.000 euros de 2024, mais encore loin du record établi en 2022 : cette année-là, sous l’impulsion de Benoît Magimel et Flavie Flament, la Pièce de Charité avait atteint la somme spectaculaire de 810.000 euros pour un corton grand cru, grâce à la mobilisation des négociants bourguignons.