Dijon Beaune Mag
Horizon Job a mené tambour battant une campagne 2026 historiquement précoce. Depuis son cœur battant beaunois, l’agence d’emploi temporaire s’est imposée comme un acteur majeur du recrutement viticole en Côte-d’Or. Son directeur Thibault Bailly entend désormais pousser les murs : plus au nord, plus au sud, et surtout toute l’année.

Quand les premiers coups de sécateur ont été donnés, particulièrement tôt cette année, Horizon Job était prêt. Il fallait l’être pour ce millésime plutôt instable, qui a laissé bon nombre de domaines dans une certaine improvisation.
C’est précisément sur cette capacité à répondre présent qu’Horizon Job a construit sa réputation dans le vignoble. L’agence d’emploi temporaire, dont le maillage territorial s’est progressivement étoffé, a fait de Beaune son cœur battant pour les métiers de la vigne et du vin. Depuis une dizaine d’années, elle concentre particulièrement ses efforts sur un axe allant de Chagny à Ladoix et Gevrey-Chambertin.
La campagne 2026 en apporte quelques arguments sonnants et trébuchants. En amont des vendanges, Horizon Job a inscrit 429 candidats, mobilisés auprès d’une quarantaine de domaines. « Soit au total 2 135 intérimaires délégués sur 19 jours de vendanges, l’équivalent de plus de 110 ETP, avec un pic de 200 vendangeurs en activité sur une même journée », précise son directeur Thibault Bailly, tableau à l’appui.
Encore fallait-il les amener jusqu’aux rangs de vigne. Beaucoup viennent de Dijon et ne sont pas véhiculés. Horizon Job a donc monté une véritable petite entreprise de transport dans l’entreprise : 16 minibus avec chauffeurs, des navettes depuis les gares jusqu’aux domaines et une organisation quotidienne millimétrée.
Pour piloter l’ensemble, une « task force » maison : Sarah Penalvo, directrice de l’agence beaunoise, Hugo Reltien, chargé d’affaires référent pour la viticulture, Thibault Bailly et désormais Jeanne Luneau, nouvelle recrue chargée d’affaires basée à Nuits-Saint-Georges.
La souplesse est l’autre clé du modèle. « Certains travaillent plusieurs jours sur un domaine et peuvent ensuite, après un repos bien mérité, poursuivre les vendanges dans un autre domaine. Plus de la moitié des effectifs sont des habitués. La recherche de vendangeurs, elle, commence dès juillet et août afin de constituer suffisamment tôt ce vivier. »
Et surtout, Horizon Job s’engage sur une promesse simple : l’effectif demandé sera là. « Notre différence, c’est le zéro absent sur notre engagement. Si quelqu’un manque à l’appel, nous le remplaçons, y compris le matin même », résume Thibault Bailly. Exemple à Gevrey-Chambertin, où un domaine avait besoin de 42 vendangeurs : 42 se sont présentés. L’objectif affiché tient en une formule : 100% de satisfaction client.
Cette mécanique désormais bien huilée donne des envies d’expansion. Après dix années de développement sur son territoire historique, Horizon Job veut étendre son terrain de jeu viticole. Au nord, en remontant davantage vers Marsannay ; au sud, en direction de Givry.
Le recrutement récent de Jeanne Luneau à Nuits-Saint-Georges participe directement à cette stratégie. Elle travaillera notamment au développement de la Côte de Nuits en lien avec Hugo, basé à Beaune. Une manière de densifier encore un réseau dont la proximité avec les domaines reste le premier carburant.
Mais l’enjeu dépasse largement les quelques semaines frénétiques des vendanges. Car dans la vigne, le travail ne s’arrête évidemment pas avec le dernier panier de raisins. Après la fin du cycle végétatif viennent rapidement les travaux d’hiver, avec notamment le tirage des bois, avant que la vigne ne reparte et réclame au printemps puis en été toute une série de travaux en vert. Sans oublier la cave.
L’ambition est donc de proposer des candidats aux domaines tout au long de l’année et de permettre, inversement, aux intérimaires les plus intéressés de transformer une première expérience saisonnière en parcours plus régulier.
C’est là que pourrait s’écrire la prochaine étape. Car à mesure que les missions se spécialisent, « la seule disponibilité ne suffit plus : il faut aussi accompagner la montée en compétences ». Horizon Job souhaite donc creuser davantage les partenariats avec les organismes de formation afin de mieux répondre aux besoins de qualification des entreprises. Une façon, aussi, de fidéliser les candidats. Le champion des vendanges a donc encore pas mal d’idées au fond de la cuve !