Cité de la gastronomie à Dijon: François Deseille répond

Salles de cinéma hors sujet, procédure d’attribution non conforme, patrimoine menacé… François Deseille répond aux inquiétudes formulées autour du projet Cité de la Gastronomie de Dijon. C’est la « twet interview », autrement dit, pas plus de 150 signes par réponse.

Francois Deseille ©clement bonvalot

Francois Deseille ©clement bonvalot

On sait maintenant que le projet de la Cité de la gastronomie de Dijon est porté par Eiffage. On sait aussi que 2015 est une année charnière durant laquelle de nombreuses questions se posent sur ce dossier très stratégique pour la capitale régionale. Le climat qui règne autour n’est en effet pas si tranquille qu’il n’y parait. L’implantation d’un complexe cinématographique sur le site, par exemple, soulève certaines protestations.

L’opposant François-Xavier Dugourt se rallie ainsi à la cause de la propriétaire de l’Olympia, Sylvie Massu, via une pétition et une page facebook lancées pour contrer un « projet suicidaire pour la vitalité du centre-ville ». Récemment, nos confrères de la Gazette de Côte-d’Or ont publié une enquête mettant aussi en avant les interrogations de Hubert Rouy, le patron de la Seger, dont le projet concurrent de celui d’Eiffage a été écarté, et qui portent sur la légalité de la procédure de consultation.

Pour en avoir le cœur net, avec des réponses claires, dijonbeaune.fr a donc soumis François Deseille à la tweet interview. Autrement dit, l’élu Modem en charge du dossier de la Cité de la Gastronomie à Dijon avait pour obligation de contenir ses réponses en moins de 150 signes. Contrat rempli d’un point de vue technique, au lecteur d’en apprécier le menu.

Sans tomber dans les poncifs, et en quelques mots, définissez le projet dijonnais.
Un superbe projet culturel avec le label UNESCO à la clé, une très belle opportunité pour notre économie, notre tourisme, notre attractivité.

Selon Eiffage, 500000 visiteurs sur le million visé passeront par le cinéma, n’est-ce pas présomptueux ?
Le cinéma est un ticket gagnant-gagnant pour booster la fréquentation de nos salles dijonnaises et celle de la Cité de la Gastronomie.

Un complexe cinématographique au sein de la cité, c’est hors sujet…
Le cinéma sera au cœur de la vocation pédagogique de la Cité à travers la projection de nombreux documentaires.

Les exploitants de salles de cinéma, mis devant le fait accompli, pensent que cela va appauvrir le centre-ville…
Ils ont tous été rencontrés en amont. Certains sont très intéressés par ce projet situé au centre ville, aux portes de l’hyper centre.

Les porteurs du projet Seger remettent en cause l’appel à manifestation d’intérêt, ils ont donc définitivement tort?
Tout a été fait dans les règles de l’art, en toute transparence, avec des présentations devant plusieurs commissions d’élus y compris d’opposition.

L’hôpital a huit siècles d’histoire dans ses murs. Tout est-il réuni pour respecter cette dimension patrimoniale?
L’architecte associé au projet « Eiffage » est un professionnel reconnu dans la réhabilitation de bâtiments historiques.

Dijon Cité de la gastronomie, c’est mérité aujourd’hui?
La capitale bourguignonne a une riche tradition culinaire et viticole. C’est l’ambition de notre concept qui a séduit l’Etat et l’Unesco. La Cité a toute sa place à Dijon.

L’Avenue Foch fait face à la gare: ne va-t-elle pas faire encore plus les frais du projet? 
Le « tram » a embelli cette avenue et est en train de changer les usages et habitudes. Nous échangeons et rencontrons  régulièrement les commerçants.

Sans tomber dans le politiquement correct, pensez-vous que les Dijonnais connaissent bien le vin?
Certains très bien, d’autres beaucoup moins. La Cité de la Gastronomie et du vin doit permettre cette meilleure connaissance.

Avec de tels enjeux, la Cité de la gastronomie n’a-t-elle pas un caractère aussi politique que gourmand?
Tout est choix politique pour le bien des Dijonnais. Construire le Zénith, une piscine olympique, la Cité de la gastronomie, c’est politique… et gourmand.

Rungis, Lyon et Tours ont été nommées en même temps que Dijon. Vous déjeunez souvent ensemble?
Nous nous rencontrons régulièrement même si leurs projets n’évoluent pas aussi vite que celui de Dijon.

3 thoughts on “Cité de la gastronomie à Dijon: François Deseille répond

  1. Louis
    05/03/2015 à 08:38

    Et les Dijonnais ! Il les a rencontré ? Il n’y a qu’a regarder le nombre de signataires des pétitions Sauvons nos cinés ou les commentaires qui ont suivis les articles publiés sur ce sujet !
    ON VEUT GARDER LES SALLES DE CINÉMA AU CENTRE VILLE.
    Non au transfert de l’Olympia et du Darcy…
    Mme Massu, tenez bon !!!

  2. BRIGITTE BACHELEY
    05/03/2015 à 00:10

    Tout d’abord :
    – Sylvie Massu sans E. C’est donc bien mal connaître la société M.J.M du nom de son créateur Marcel Jean Massu dont Sylvie est l’une des filles.
    – Que vient faire une collectivité locale avec des entreprises privées et familiales (les cinémas Darcy et Olympia) pour les imposer dans un projet QUI PLUS EST GASTRONOMIQUE?
    – Que d’autres salles gourmandes devant un tel supposé chiffre de fréquentation bavent, pourquoi pas?
    – Mais avez-vous M Deseille consulté la fameuse commission d’attribution des salles de cinéma?
    – Il faudrait demander à votre ami le maire de Chenôve toutes les conditions requises pour ouvrir un cinéma : ce n’est pas une épicerie!

  3. Hegner
    04/03/2015 à 23:19

    hello,
    les politiques et la langue de bois: quand ils disent « rencontrer, échanger, discuter, présenter les projets » celà ne veut pas dire écouter, retenir les avis et les bonnes idées des autres, ni se préoccuper de leur avenir ou de leurs besoins, les dés sont jetés et quelques soient les points négatifs objectifs soulevés, ils s’en foutent, ils savent tout mieux que quiconque et décident de toute façon à leurs manières. Pas d’illusion, Dijonnais.

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