Le Crémant de Bourgogne et la pétillante Dijon


Pour célébrer les 40 ans de leur appellation, les producteurs du Crémant de Bourgogne et Bourgogne Magazine ont invité 40 VIP à une incroyable initiation dans le cadre du Musée des Beaux-Arts à Dijon.

Cremant de Bourgogne

Par Dominique Bruillot
Photos: Christophe Remondière

Cette appellation n’est qu’une « quadra ». Pourtant, en peu de temps, elle a atteint un niveau qui approche en volumes 12% de ce que la Bourgogne produit dans son ensemble, toutes appellations confondues. Le Crémant de Bourgogne ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

On lui prédit une forte progression dans les années à venir tout en élevant son niveau de notoriété via, pourquoi pas, la création de prémiums. On ne va pas se voiler la face: l’objectif est, en terme de positionnement, de se rapprocher un peu plus du Champagne, le plus bel exemple de réussite marketing du vin au niveau mondial.

Avant toute chose, soyons-en convaincus, le Crémant de Bourgogne c’est bon et même très bon. La nette amélioration des méthodes culturales, avec des terroirs dédiés notamment (du Mâconnais au Châtillonnais en passant par les Hautes Côtes), est une réalité palpable. La qualité des terroirs n’a rien à envier à celle de nos prestigieux voisins. Les cépages sont les mêmes, la méthode aussi. Ne manque donc qu’un petit coup de pouce du destin pour que dans les esprits, même si cela s’arrange globalement, on considère à domicile le Crémant de Bourgogne à la hauteur de ce qu’il doit être.

Avec l’aide de la Ville de Dijon qui lui a ouvert les portes du Musée des Beaux-Arts, l’Upecb (Union des Producteurs et Elaborateurs de Crémant de Bourgogne) et la revue Bourgogne Magazine ont organisé, le vendredi 11 décembre, une incroyable initiation en direction de 40 VIP volontaires pour faire l’apprentissage de la bulle et en devenir les meilleurs ambassadeurs.

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L’incroyable initiation

Un plateau de très haut niveau puisqu’il rassemblait, en provenance de toute la région, des personnalités aux profils très divers et en capacité de répandre la bonne parole. Il y avait là le président du DFCO, un directeur de chambre de commerce, un trompettiste de renommée internationale, des hôteliers, un éditeur, des journalistes, de hauts responsables du tourisme, des présidents et présidentes de nobles institutions, des chefs d’entreprise, etc. Bref, que du lourd prêt se laisser embarquer par ce bulleux prosélytisme.

Accueillis par Edouard Cassanet, président de l’Upecb, ces élèves pas comme les autres ont tout d’abord dégusté les paroles de Jean-François Bazin, auteur et réalisateur d’un livre de référence qui refait le film de deux siècles d’effervescence. Puis, sous la conduite du président des sommeliers de Bourgogne Michel Smolarek et de quatre de ses confrères, ont apprécié, étape après étape, les particularités et les vertus d’un blanc de blancs, d’un blanc de noirs, d’un rosé, d’un millésimé, etc. Les vignerons d’Irancy en ont alors profité pour servir en avant-première la cuvée effervescente qu’ils proposeront lors de la prochaine Saint-Vincent les 30 et 31 janvier 2016.

Dijon a beaucoup à apprendre du monde du vin et le Crémant de Bourgogne a beaucoup à gagner à être mis en avant à Dijon. Les membres de ce joli carnet d’adresses réuni pour « l’incroyable initiation » du Musée des Beaux-Arts en ont été d’autant plus convaincus que le final de l’opération a tout simplement été bluffant. Les sept accords mets et Crémant de Bourgogne proposés par le cuisinier Florent Colombo ont achevé de convaincre que les bulles sont une belle et grande carte à jouer pour la capitale régionale.

Désormais, c’est sûr, Dijon pétille.

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