À l’image des fesses rebondies immortalisées par notre photographe ami Jean-Luc Petit, DBM n°81 (juin-juillet) débarque regonflé comme jamais. L’édito de ce numéro pas comme les autres.

Gens de la lune


Le tango, ce sont des visages tristes et des fesses qui rigolent. Toutes affaires « séantes », il n’y aurait donc pas grand-chose à tirer d’une exposition de postérieurs. Mais notre photographe Jean-Luc Petit, excédé comme beaucoup d’entre nous par la situation de confinement, a fait le pari du contraire. Exécutant comme un défi des portraits de culs voisins, il s’est aperçu que cette libération de l’intime était aussi, à un certain niveau, une libération de l’esprit. Bien dans son c…, bien dans sa tête.

Comme elle le fait en temps normal avec le soleil, la lune provoque ainsi l’éclipse qui fait oublier la prison du confinement. Car montrer son derrière, c’est aussi une façon d’aller de l’avant. Ce numéro si particulier coïncide avec notre libération, partielle mais réelle. Il prouve que face à l’adversité, tout le monde ne file pas droit, en rangs bien réglés, comme dans un défilé de majorettes. Des entrepreneurs ruinés se réinventent, des restaurateurs défaits de leur salle se lancent dans le drive, des collectivités prennent la (dé)mesure de la situation, des artistes ne perdent rien de leur créativité, des établissements font dans l’enseignement à distance.

Au fond de nos certitudes, c’est le grand déménagement.

Au fond de nos certitudes, c’est le grand déménagement. Alors que certains, peu conscients des enjeux de la situation, sans doute élevés au jus de concombre, ont gentiment entretenu leur couenne en jouant à la Playstation ou en se transformant en chef à domicile, d’autres ont passé des nuits blanches à réfléchir à l’après. La prison n’est pas pour eux celle de leur domicile, mais le sentiment d’impuissance face à une économie en berne. Tout au long de cette incroyable période, DijonBeaune.fr est parti à la rencontre des héros de l’ordinaire qui soignent les gens, sauvent des emplois, s’intéressent aux autres et nourrissent l’avenir de leurs projets.

Si l’économie touristique doit par exemple repartir au triple galop, nous serons les palefreniers de son bien-être. Il y aura d’ailleurs bien d’autres chevaux de bataille à monter. Comme le cheval de la reconstruction ou le cheval de la solidarité. Les mous du genou, ou plutôt les mous de la fesse, n’ont plus leur place en ce bas monde.

La rédaction

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