Dijon Beaune Mag
Le conseil métropolitain de Dijon a franchi une étape décisive ce jeudi 25 juin. Les élus ont approuvé une enveloppe de 20 millions d’euros hors taxes pour lancer les études et les travaux préparatoires de la future ligne T3, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2030.

Depuis l’inauguration des lignes de tram T1 et T2 en 2012, la fréquentation des transports en commun n’a cessé de progresser dans la métropole dijonnaise. Avec une croissance moyenne de 5% par an au cours des cinq dernières années, le réseau Divia fait face au défi de la saturation.
Pour répondre à cette situation et s’aligner sur les objectifs du Plan Climat visant à réduire de 10% les déplacements domicile-travail en voiture d’ici 2030, Dijon Métropole a validé le principe d’une troisième ligne de tramway T3.
En 2025, les deux lignes de tramway T1 et T2 ont transporté en moyenne 90 000 voyageurs par jour en semaine, soit près d’un usager sur deux de l’ensemble du réseau métropolitain.
Le tronçon situé entre les stations Darcy et Université est particulièrement sous tension aux heures de pointe. Si des aménagements ponctuels ont été réalisés, comme le projet Capatram pour augmenter la fréquence des rames, ceux-ci s’avèrent insuffisants pour absorber la hausse continue de la demande.
Le conseil métropolitain a donc voté la création d’une autorisation de programme de 20 millions d’euros hors taxes, spécifiquement dédiée aux phases préparatoires du projet de la ligne T3 :
Pour financer cette première phase, le président de la métropole François Rebsamen a été autorisé à solliciter des subventions au taux maximum auprès de l’État, de la région Bourgogne-Franche-Comté, du Département de la Côte-d’Or et de l’Union européenne.
À terme, le coût global d’investissement de la ligne T3 est estimé à environ 200 millions d’euros. Ce budget sera affiné et réajusté une fois les études d’avant-projet finalisées.
Si elle reste soumise à concertations et pourrait changer après les études de conception, la ligne T3 doit relier le secteur de Chenôve Portes du Sud à la zone d’activités Cap Nord. Son tracé devrait desservir plusieurs points névralgiques de la métropole, comme les secteurs du 1er Mai, Wilson, Érasme, CHU François-Mitterrand, l’Université et les Grésilles.
Début juillet 2026 : Choix du maître d’œuvre en commission d’appel d’offres et lancement des études d’avant-projet.
2027 : Enquête publique.
2028 : Déclaration d’utilité publique (DUP) et démarrage officiel du chantier.
2030 : Mise en service de la ligne T3.
Pour assurer ce service, 15 rames de tramway supplémentaires seront mises en exploitation. Ce choix de matériel se veut plus durable qu’un bus. Une rame de tramway possède en effet une durée de vie estimée à 40 ans. À titre de comparaison, les 20 bus articulés équivalents doivent être renouvelés tous les 15 ans environ.
