Dijon Beaune Mag

Nicolas Goisque : Les Jeux olympiques, pour moi, ça commence avec Los Angeles en 1984. C’est l’année de Carl Lewis, en athlétisme, avec ses quatre médailles d’or. C’est aussi l’année de la Team USA de basket, la première de l’histoire avec Michael Jordan. À cette époque, j’ai 18 ans, je suis en job étudiant à Compiègne (Oise), j’emballe des parfums en usine. Les Jeux sont diffusés la nuit à la télé et autant dire que je dors très, très peu. Pour tenir le coup, je buvais des litres de café, à m’en rendre malade ! Un matin, je me suis écroulé de sommeil au boulot, ça m’a valu une belle engueulade. Je me souviens aussi cette année-là de la médaille d’or des footballeurs français avec Henri Michel.
NG : L’ancien handballeur que je suis vibrera à la première médaille des Barjots, en 1992. Le premier d’une longue liste d’exploits du handball français, c’est vrai. J’ai tellement d’images en tête. Les JO, c’est une grande messe que je ne rate jamais. Je suis supporter lensois, je connais cette ferveur autour du sport. Je suis supporter de la France forcément, mais aussi spectateur de l’exploit, du beau geste, celui que j’aime saisir lors de mes reportages photos.
NG : Paris 2024 est une formidable opportunité à plusieurs niveaux. Mais j’ai quelques regrets. J’ai l’impression que nous n’avons pas plus profité de ce moteur pour faire la promotion du sport pour tous, notamment en milieu scolaire.