2019, année festive et solidaire ?

L’esprit de fête et de solidarité sont des préoccupations bien de saison. Si l’art de vivre à la dijonnaise semble disposer d’un potentiel encore largement à exploiter, ce sondage BP Est révèle que le moral des troupes n’est pas forcément au beau fixe. Et si les fines bulles du crémant de Bourgogne faisaient pétiller la cité ducale ? On serait bien, main dans la main !


Sondage : BP Est / David Lanaud du Gray

Photos : Jonas Jacquel, sauf mention contraire
Pour Dijon-Beaune Mag 73

Pensez-vous que Dijon est une ville propice à faire la fête ?

Tout à fait : 20 %
Plutôt : 53 %
Pas vraiment : 26 %
Pas du tout : 1 %

Cette question portait autant sur la vitalité des établissements du coin que la nature même des Dijonnais. Ils sont près des trois quarts à estimer qu’il y a matière à célébrer dans la cité ducale. Ce qui est plutôt rassurant. Certes, la majorité ne se mouille pas réellement, et ils sont tout de même 26 % à trouver que Dijon n’a rien d’extraordinaire en la matière. Et si les 20 % de « tout à fait » faisaient découvrir leurs coins préférés au petit pourcent de pessimistes ?

Vous-même, diriez-vous que vous faites souvent la fête ?

Très régulièrement : 5 %
Assez régulièrement : 21 %
Cela m’arrive, comme tout le monde : 66 %
Non, très rarement, voire jamais : 8 %

Si l’on se fie à ces résultats, le Dijonnais n’est pas franchement plus fêtard qu’un autre : 66 % se sont rangés dans la moyenne. L’intérêt de ces réponses se situe plutôt au niveau des extrêmes : ils seraient plus nombreux à faire « très rarement voire jamais » la chouille que les vrais aficionados de la fiesta. Ce peut être aussi bien un choix, respectacle après tout, qu’une contrainte. Dans ce cas-là, cette léthargie est beaucoup plus concernante. En fin d’année, tous n’ont pas l’occasion de se rassembler autour du gigot ou de lever le verre de l’amitié.

Question 3
Pour faire la fête, l’alcool est un compagnon…

Indispensable : 6 %
Bienvenu : 50 %
Pas vraiment nécessaire : 35 %
Plutôt source de problèmes : 9 %

À propos de verre de l’amitié, il n’est pas obligatoirement rempli de liquides enivrants. L’exacte moitié estime quand même que c’est mieux, 6% ne jure même que par cela en pareille occasion, mais un bon tiers estime que l’on peut très bien s’en passer. Ce rapport prudent à l’alcool apporte un éclairage intéressant. Enfin, 9 % des interrogés considèrent que l’alcool est plutôt source de problèmes avant toute chose. Sur ce point, d’après la célèbre formule de l’alchimiste Paracelse, c’est la dose qui fait le poison !

Question 4
Parmi ces alcools, lequel vous évoque le plus l’esprit festif ?

Champagne : 58 %
Crémant de Bourgogne : 19 %
Grands vins de Bourgogne : 15 %
Liqueurs et marcs : 1 %
Aucune de ces boissons : 7 %

Champagne ! En terre bourguignonne, l’effervescent champenois a toujours la cote et c’est lui que l’on sabre en priorité. Un quart des Dijonnais interrogés ont tout de même l’esprit cocardier et privilégient les quilles locales. Ils sont quasiment autant à trouver que le crémant de Bourgogne convient aux plus belles réjouissances. Et 7 % pensent instinctivement à autre chose. Tout mais pas ça !

Question 5
Pour vous, le crémant de Bourgogne est…

Un « sous champagne » : 10 %
D’un usage différent mais aussi appréciable que le Champagne : 67 %
Le must des effervescents, que je sers en toute circonstance : 14 %
Sans doute excellent, mais je ne le connais pas très bien : 9 %

La question précédente en apporte une preuve éclatante, la fête, c’est en majorité le champagne. 67% apportent une nuance de taille à ce constat : le crémant, surtout quand il est de Bourgogne, a aussi sa carte à jouer. Il est d’un usage différent mais se trouve aussi appréciable que son cousin bulleux. Plus d’une personne sur dix passe à l’acte et en en sert à ses invités peu importe l’occasion. Preuve d’un potentiel encore à exploiter, 9% concèdent ne pas le connaitre très bien. Le comprendre, le goûter, c’est pourquoi pas le considérer autrement qu’un « sous champagne » comme le font encore 10% des sondés. L’événement Crémant in Dijon, du 14 au 16 décembre, est l’occasion rêvée pour cela.

Question 6
Diriez-vous que nous allons vers une société plus attentive à l’autre ?

Complètement : 2 %
Plutôt : 20 %
Pas franchement : 63 %
Pas du tout : 15 %

Le couperet tombe, implacable : la solidarité va être mise à rude épreuve à Dijon comme ailleurs. Pour 78 % des sondés, la tendance est au pessimisme. Pas si surprenant, au final.


Question 7
Dans la vie de tous les jours, vous avez le sentiment d’être…

Très solidaire des autres : 25 %
Solidaire par l’esprit, pas assez par l’action : 62 %
Suffisamment préoccupé par mes affaires personnelles : 13 %
Indifférent au reste du monde : 0 %

L’espoir renait doucement : un quart des Dijonnais se trouve, en toute honnêteté, très solidaire. À peu de choses près, ils sont autant à avoir répondu « pas franchement » à la question 6 qu’à s’estimer « solidaire par l’esprit, pas assez par l’action ». Cette mise en perspective a de quoi troubler. Personne, absolument personne, ne se dit totalement indifférent (ouf !) mais l’urgence du quotidien rattrape 13 % des sondés. Le goût des autres ? Pas le temps !

Question 8
Laquelle de ces propositions sied le mieux aux Dijonnais
en général ?

Ils sont bienveillants, nettement plus qu’ailleurs : 4 %
Ils font de leur mieux, mais il y a de la marge : 52 %
Ils sont particulièrement indifférents : 37 %
Ils sont carrément égoïstes et ça ne va pas en s’arrangeant : 7 %

La lecture de Dijon n’est pas la même selon les générations, et elle a beaucoup changé par rapport aux décennies précédentes. Longtemps pointée du doigt pour sa froideur, la cité des Ducs a quand même des concitoyens qui font de leur mieux, comme le pense 52 % du panel. Pour une petite partie (4%), la ville s’en sort mieux qu’ailleurs. Le reste est catégorique : indifférence et égoisme !

Question 9
En matière de structures solidaires (associations, Ephad, coopératives…) la région dijonnaise est…

Très bien pourvue, en qualité et en quantité : 10 %
Plutôt bien pourvue, dans la moyenne : 63 %
Pas assez équipée, elle a les moyens de faire mieux : 26 %
Très mal équipée : 1 %

Dijon et sa métropole offrent des garanties satisfaisantes en matière de structures pour faire vivre l’esprit de solidarité. C’est admis par une majorité conséquente (73 %). Un quart y trouve à redire, pensant qu’on pourrait toujours faire mieux.

Question 10
En cas de besoin, pourriez-vous solliciter un service d’aide à domicile
(ou accueil spécialisé) de type Fedosad pour vous ou un de vos proches ?

Sans hésiter, j’ai confiance en la qualité des soins dispensés : 15 %
Volontiers, mais le plus tard possible : 67 %
Sans façon, je préfère assumer mes proches seul(e) : 6 %
Hors de question, je n’ai pas confiance : 2 %
 J’ai le temps d’y penser, on verra le moment venu : 10 %


Déléguer la gestion d’un proche est un acte fort. Comme d’autres structures, la Fedosad connait ce genre de problématiques familiales. La majorité veut repousser l’échéance (67 %), d’autres estiment encore avoir le temps d’aborder l’épineux sujet (10%) et une petite partie a déjà une idée fixe et veut assumer cette mission coûte que coûte pour des raisons diverses (6 % et 2 %). 15% sont déjà fixés tant ils sont sûrs que leur sérénité et celle de leur parent sera assurée par des professionnels.

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