Pour la bonne tenue du DBM n°86 spécial habitat, Peugeot Dijon a confié à Laurent Dubost le volant de la nouvelle 508 PSE. Le dirigeant d’Immolys nous a conduit volontiers jusqu’à la place du Théâtre et son agence immobilière. De quoi faire bondir n’importe quel conducteur. 

« Je peux prendre une photo ? Mon fils est fan ! » Installer une 508 PSE place du Théâtre produit son petit effet. Ceux qui ont le temps s’arrêtent pour zieuter le confort intérieur ou apprécier de près l’élégante robe « gris selenium » de la lionne. D’autres glissent une petite blague. Le tout dans une ambiance bizarroïde, sous le jugement du grand théâtre dijonnais, occupé et « décoré » depuis plusieurs semaines par les intermittents et professionnels du spectacle en colère contre vous-savez-quoi. Et voilà qu’avec ça, notre invité Laurent Dubost, sous ses dehors discrets, bondit comme un lièvre sur les indications du photographe Jean-Luc Petit. Scène de la vi(ll)e peu ordinaire.

L’emplacement n’a pas été choisi par hasard. À deux pas, Laurent a installé son agence Immolys il y a une vingtaine d’années. Quand on pouvait encore se garer juste devant. « Je viens plutôt des marchés financiers, mais j’ai débuté en agence immobilière à Dijon, alors que la période était assez peu faste. Puis j’ai croisé la route de ma future associée, Yolande Chardonnay », retrace le concerné.

Cécile, la fille de cette dernière, a pris la suite et Immolys représente désormais une petite constellation solidement implantée ailleurs en Côte-d’Or (Beaune, Nuits et Seurre) et à deux endroits de la Saône-et-Loire (Chalon et Tournus). Les fondations sont solides. Chacun se partage sous une même marque une géographie et des spécialités diverses, de la transaction à la gestion locative en passant par le syndic. Une quarantaine de collaborateurs fait partie de l’aventure.

Exode urbain ?

L’entreprise a son siège rue Jeannin, à quelques tours de roue d’ici. Ce qui fait de Laurent un citadin par la force des choses, lui qui a grandi entre les ceps de Gevrey-Chambertin et s’épanouit au quotidien dans le beau village voisin de Saint-Philibert. Et au sujet de l’auto, au fait ? Notre essayeur apprécie Peugeot. Il se déplace au quotidien en 508, dont il loue le grand confort, et a doté Immolys de deux 208 électriques. Il y avait donc moins adapté pour éprouver le nouveau label de la marque française, Peugeot Sport Engineered. Avec 360 chevaux dans le ventre (moteur thermique de 200 cv associé à deux moteurs électriques), la belle hybride a de la ressource. Côté look, les entrées d’air de son bouclier « vert kryptonite » ne passent pas inaperçues.

Cela tranche un peu avec le tempérament du personnage, qui conduit son affaire dans un style bien à lui, « à distance du copinage, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas d’amis », et où sobriété rime avec efficacité. Le silence de la berline invite à étirer la discussion. Comme d’autres confrères, Laurent voit assez nettement les variations immobilières imputables au contexte. « La perception de notre environnement a changé et le volume des transactions s’en ressent, avec une orientation des prix à la hausse. Cela dit, parler d’exode urbain massif me semble exagéré, on rencontre encore toutes les situations », résume-t-il. 

Spécialiste du syndic

À Dijon, la valeur ajoutée principale d’Immolys se situe plutôt dans l’activité syndic. « 50% de notre chiffre d’affaires », pour 5 500 lots principaux répartis sur 240 copropriétés. À l’échelle de la métropole, ce n’est pas neutre. « Notre croissance, fruit de notre investissement, s’est construite patiemment, sans absorption d’autres portefeuilles », précise encore le dirigeant, particulièrement implanté dans le secteur Toison d’Or. La gestion d’une copropriété demande un haut niveau de technicité et toujours plus de réactivité dans les réponses à apporter. Cela commence par « s’intéresser à la réalité de chaque copropriété, car entre la théorie et le terrain, il peut y avoir des écarts abyssaux ». Puis il faut veiller à ce que « le gestionnaire reste à l’écoute, et surtout éviter les zones d’ambiguïté alors que nous évoluons dans un domaine souvent opaque pour le néophyte ». 

Laurent libère les chevaux pour retourner à la concession de Saint-Apollinaire. Arrivé au bout de la balade, il conclut : « Nous devons être pédagogues et donner un sens à la notion de service. » À ce titre, le télétravail complique-t-il les choses dans la vie de tous les jours ? « Il nous a forcé à adapter notre méthodologie. Face à l’impossibilité de se réunir en assemblées, la rigueur dans la rédaction de nos convocations et le devoir de transparence sont d’autant plus importants. Pour ça, je peux compter sur une équipe de confiance et investie » C’est ce qu’on pourrait appeler une direction bien assistée.

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