Dijon Beaune Mag
Pour les beaux jours, votre magazine DBM se met à table à Meursault et monte le son à Dijon… Découvrez en exclusivité notre numéro 112 : 100 pages de pur plaisir estival !

L’édito du n°112
par Alexis Cappellaro, rédacteur en chef
Il y a quelques années, une étude réalisée auprès d’un panel international par la plateforme de streaming Deezer révélait qu’après l’âge de 27 ans, la plupart d’entre nous cessions de découvrir de nouvelles musiques, au sens où l’on se refugie volontiers dans un ou deux genres bien délimités. Chez les Français, cette paralysie s’observerait singulièrement à 27 ans et trois mois.
Le constat vaut ce qu’il vaut. Il a probablement déjà changé avec l’IA, qui génère massivement sur ces mêmes plateformes : plus de 78 000 nouveaux titres chaque jour en ce qui concerne Deezer, soit près de la moitié des mises en ligne quotidiennes, le tout indétectable à l’oreille. Le fameux « j’écoute un peu de tout », entendu en rendez-vous galant, pourrait donc prendre un autre sens.
La saison des festivals est un bon moyen de bousculer cet autre « club des 27 » et d’ouvrir ses horizons. Cet été, la Côte-d’Or nous offre le plaisir du live, pour tous les goûts, du violoncelle de Gautier Capuçon qui glisse entre les pierres du château du Clos de Vougeot aux notes baroques de Beaune en passant par Aya Nakamura au Golden Coast.
Le cofondateur du festival de rap dijonnais, Christian Allex (lire pages 82-86), est bien content de monter le son dans une ville longtemps endormie. La nuit électrisante de l’An-Fer appartient certes à une autre époque, car l’urbain d’aujourd’hui aime se plaindre du béton et des longs silences du dimanche tout en criant aux nuisances les soirs de festival. Ainsi va la vie.
Pendant ce temps, Meursault écrit une excitante partition de son art de vivre (notre dossier pages 36 à 59). Yves Henry, créateur du festival Bach à Bacchus il y a tout juste quarante ans, ne dira pas le contraire. Dans le coin, le grand pianiste fut l’un des premiers à proposer d’allier l’émotion d’un grand vin à celle de quelques notes partagées. En musique, à l’image d’un la mineur-fa-do-sol, on appelle cela les accords magiques. Profitons-en, même après 27 ans !
NB : pour la parfaite information de nos lecteurs, cet édito a été écrit sur On Every Street de Dire Straits.


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