Les conseils business par Canovia : vendre son entreprise, et après ?

On imagine volontiers une cession d’entreprise comme une affaire de prix, de contrats et de signatures. Au sein de la banque d’affaires Canovia, Marjolaine Luthy en connaît une autre dimension. Avec une équipe pluridisciplinaire, la juriste M&A accompagne ces moments où une entreprise change de mains.

Marjolaine Luthy, juriste spécialisée en M&A (Mergers & Acquisitions, fusions-acquisitions d’entreprises) chez Canovia. ©D.R.

Marc a 62 ans. Son entreprise bourguignonne tourne bien, ses salariés sont fidèles au projet d’entreprise et, après trente années passées à la développer, il a décidé de vendre. L’acquéreur est trouvé, le prix négocié. Affaire réglée ? Pas vraiment. 

Pour Marjolaine Luthy, une partie essentielle du travail commence. « Quand on cède son entreprise, l’entreprise familiale ou le petit bébé qu’on a construit depuis des années, forcément, la cession reste un moment délicat. »

La juriste M&A sait de quoi elle parle. Après une douzaine d’années passées dans l’industrie et à l’international, elle a découvert chez Canovia une autre façon de mobiliser ses compétences. La banque d’affaires, filiale d’André le Groupe, aime ces profils à forte valeur ajoutée humaine.

« En réalité, mon métier se rapproche du pilotage de projet et dépasse le champ d’action juridique pur et simple, avec énormément de relationnel à la clé. »

Cohérence et lisibilité

Pour Marc, avant de vendre, encore faut-il préparer l’entreprise. Canovia commence par l’auditer puis rendre sa structure aussi lisible que possible pour les investisseurs.

Une holding ici, plusieurs sociétés là, des activités que le dirigeant souhaite conserver : il peut être nécessaire de fusionner, séparer ou réorganiser certains actifs. L’objectif ? Présenter une entreprise cohérente et compréhensible, sans rien masquer de sa réalité.

Puis vient la négociation. Et là encore, le droit n’est pas une tour d’ivoire. « Pour réussir une bonne négo, ce sont des compromis. Vous ne pouvez pas juste imposer vos idées. » Écouter, comprendre les intérêts de chacun, trouver le point d’équilibre. Derrière la juriste apparaît alors la médiatrice.

Expertise tout-terrain

Marc finit par signer. Mais il existe parfois quelques mois entre le signing et le closing, puis éventuellement une période d’accompagnement du repreneur. Chez Canovia, cette phase fait partie de la mission.

Un contrat d’accompagnement peut organiser le passage de témoin et l’équipe continue à piloter la transition. Car le véritable point final n’est pas seulement la signature : « Pour les équipes, c’est aussi quand et surtout lorsque la suite se passe bien », insiste Marjolaine. Autour d’elle, le M&A est une affaire d’équipe, avec cette philosophie commune « d’entreprise à mission » propre à Canovia, c’est à dire guidée par des objectifs sociaux et sociétaux.

Juriste et financier forment le couple pivot, épaulé selon les dossiers par expert-comptable, fiscaliste, avocat, notaire ou autres spécialistes mobilisés par la maison mère André Le Groupe. « Vous devez ainsi intégrer toutes les composantes de l’entreprise » : finance et comptabilité bien sûr, mais aussi production, logistique, salariés et métier.

Le rôle de Canovia n’est donc pas seulement de réussir un deal, mais « de préparer une entreprise à changer de mains et d’accompagner ceux qui la quittent comme ceux qui la reprennent ». Une cession réussie ne s’arrête pas au bas de la dernière page d’un contrat. Marc le sait bien désormais.

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