Alain Collardot, « monsieur Stade Dijonnais »

Pascal Gautheron, l’emblématique président du Stade Dijonnais, a pris du recul après 13 ans de bons et loyaux services. La mêlée a tourné : il a passé le témoin à son binôme et ami Philippe Verney, lequel laisse sa place à la présidence de l’Association Stade Dijonnais au profit d’Alain Collardot. Rencontre.

Photographié par Jean-Luc Petit à l’occasion de la cérémonie des XV d’Or, Alain Collardot est le nouveau président de l’Association Stade Dijonnais. © Jean-Luc Petit

Par Michel Giraud
Pour Dijon-Beaune Mag #69

Ne pas s’y fier ! Malgré sa carrure de deuxième ligne, Alain Collardot n’a jamais joué au rugby. À regret, d’ailleurs. « J’aurais bien aimé, dans ma jeunesse, avoue le sémillant bonhomme, plutôt enclin à l’action qu’au blabla. Mais à l’époque, en tant que fils de cultivateur, le sport était secondaire. Je me devais de travailler à la ferme ! Plus tard, en apprentissage, je faisais 50 heures par semaine, avec un repos le lundi. Ajoutez à cela le fait que nous vivions hors des grandes villes, vous comprenez que je n’ai pas eu l’occasion de m’y mettre… » Voilà en effet des circonstances atténuantes. Et après tout, personne n’est parfait.

Sponsor, bénévole, dirigeant, président

Alain n’aime pas la lumière, pas du tout même. Hors de question de tirer la couverture. D’ailleurs, on s’excuse presque de lui consacrer un portrait. Lorsqu’en fin d’année, il a été appelé pour prendre la présidence de l’Association du Stade Dijonnais, en lieu et place de « Titi » Verney nommé lui à la présidence de la SASP (le secteur pro du club) il l’a fait pour l’intérêt public, pour le club. Vingt-cinq maintenant qu’il est arrivé au Stade, lui l’ancien dirigeant d’une entreprise du bâtiment d’une quinzaine de salariés. « J’y suis arrivé progressivement en 1992, l’une des grandes époques, via un peu de sponsoring. Trois ou quatre ans après, j’ai commencé à y être bénévole, avant d’en devenir dirigeant. »

Suite logique que de le voir désormais présider une entité de 400 licenciés, dont l’école de rugby est le fleuron. « Je laisse à Philippe le côté sportif, tout ce qui gravite autour de l’équipe première. Il s’en occupait déjà, il sait faire, il est brillant, on ne va pas tout bouleverser. D’ailleurs, il n’y a rien à bouleverser ! La SASP et l’association sont solidaires, c’est une grande famille avant tout. Je suis arrivé là par amitié, par un copain. Depuis, cette liste amicale s’est allongée, et je ne suis plus jamais sorti de la mêlée. » Le fameux esprit rugby. L’état d’esprit autour de ce sport est aussi un motif de satisfaction pour Alain. « L’association, c’est le vivier du club. Je pense à tous nos jeunes, à ce noyau d’une trentaine de bénévoles sans qui nous ne ferions rien. »

Club XV et XV d’Or

C’est avec eux que le président gère, outre la jeunesse, la partie réceptive, les repas d’avant-matchs… et les soirées, notamment les XV d’Or, superbe moment de convivialité récompensant chaque année celles et ceux qui font le club au quotidien, à tous les étages. « Beaucoup de monde gravite autour du club, les joueurs forcément, leurs familles, les amis, et puis les partenaires, les sponsors. L’esprit de camaraderie n’est pas un mythe ! Le stade, c’est l’occasion de se libérer des contraintes du quotidien, on y créé des liens, puis on aime s’y retrouver. Pour preuve, notre club d’affaires, le Club XV présidé par Nicolas Cheli, est un bel exemple de cet échange qui se fait entre la ville et le terrain. » Essai transformé.

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