Céline Augueux, l’aventurière dijonnaise

Céline Augueux (à gauche), avec Nathalie Lapierre et Karelle Dubief lors du Raid de l'Arbre Vert en 2012 © D.R.

Céline Augueux (à gauche), avec Nathalie Lapierre et Karelle Dubief lors du Raid de l’Arbre Vert en 2012 © D.R.

Elle s’envolera à la fin du mois pour la Malaisie. Objectif : un 6e titre consécutif au raid de l’Arbre Vert. Rencontre avec la Dijonnaise Céline Augueux qui nous assure qu’il n’est pourtant pas nécessaire de partir à l’autre bout de la planète pour pratiquer les sports d’endurance.

Céline Augueux sera l’une des 12 côte-d’oriennes en lice au Raid 100% féminin de l’Arbre Vert qui aura lieu en Malaisie du 19 au 28 novembre. Vainqueur des 5 dernières éditions avec son équipe Arbre Vert Bourgogne, elle va quitter son quotidien de prof d’EPS pour rechausser ses crampons de compétitrice.

Dijonbeaune.fr : Bientôt le départ Céline… vous avez forcément hâte d’être là-bas ?

Céline Augueux : Je n’attends que ça pour tout vous dire ! Et c’est toujours un plaisir de savoir qu’on va faire une course dans un pays étranger, en compagnie de deux très bonnes amies (Karelle Dubief et Nathalie Lapierre). Notre équipe tient la route depuis un moment. On va essayer de faire aussi bien que les années précédentes face aux 90 équipes venues de toute la France cette fois-ci. Mais c’est d’abord un plaisir de se retrouver avec toutes ses filles qui partagent le même objectif : découvrir des paysages sauvages à l’autre bout de la planète en pratiquant sa passion.

Avec du trek, de la course à pied, du VTT, de la nage, du canoë, on imagine aisément le degré d’exigence nécessaire, aussi bien physique que mental, avant une telle course. Avez-vous aujourd’hui la condition optimale pour aller décrocher un 6ème titre consécutif ?

La forme est là, même si mon genou me fait souffrir. Les compétitions passées ont un peu entamé ma santé, et je fais très attention à ne pas trop dépasser mes limites… même si, à 33 ans, je suis toujours tenté de le faire. En tout cas ce n’est pas la difficulté du raid qui m’empêchera d’aller plus loin. Je me suis préparé comme d’habitude, sans forcer, en travaillant tous les jours « le foncier ». Je suis prête !

Quand on aime se dépasser, on ne compte pas les efforts ?

Oui, car le sport est une drogue pour moi. Ma première activité sportive était le cross. C’était à l’école primaire. Et très rapidement, j’ai touché à toutes les disciplines d’endurance. La natation, le raid, le VTT, le vélo, le triathlon, le trail, le duathlon. J’y ai trouvé tout ce qui permettait de me dépasser et nourrir mon appétit de compétitrice. Mais ce que j’aime par dessus tout, ce sont les rencontres que l’on peut faire.

Mais encore…

Le Raid de l’Arbre Vert, les virées dans les Alpes entres potes, les compétitions en équipe aux quatre coins de la planète… Tous ces moments de partage et de vie au travers de ces disciplines m’ont permis de me construire. Quand je vais rentrer du Raid, je serai toute seule chez moi. Je sais que le vide après ce genre d’événement est très dur à vivre. Par contre, ça ne durera qu’un temps, car je connais beaucoup de sportifs comme moi à Dijon. Avec quatre amis on a même crée l’association Dijon Single Track pour fédérer des côte-d’oriens autour de la pratique du VTT, de la natation ou de la course.

Alors, après un an d’existence de l’association, les dijonnais mordent-ils à l’hameçon ?

Complétement. En un an le nombre de licenciés est passé de 5 à plus d’une centaine. Je n’y songeais même pas au départ, car le but n’était pas de rassembler autant de monde ou de faire une communication tapageuse. En revanche, on s’est rendu compte au fil des mois que la demande était très forte ici. Tout cela étant certainement dû au fait que le département regorge de paysages, de sentiers, propices à la pratique de ces sports d’endurance en pleine nature. Et puis Dijon Single Track n’est pas réservé qu’aux sportifs qui visent la compétition. Nous mettons surtout en avant le partage, la découverte et l’apprentissage au travers de ces disciplines.

L'archipel de Langkawi © D.R.

L’archipel de Langkawi © D.R.

Après l’île Maurice, Mayotte, le Sri Lanka, la Réunion, La Guyane, vous vous rendez en Malaisie sur l’archipel de Langkawi. On peut dire que vous êtes plus qu’une sportive… une aventurière peut-être ? 

(rires). Je ne sais pas si on peut le dire comme ça. Mais il est vrai qu’on est un peu comme des pionnières quand on arrive sur place. On part à l’aventure, même si les chemins sont tracés à l’avance. Et puis je n’ai pas fait que le Raid de l’Arbre Vert dans ma vie. J’ai aussi participé à d’autres courses à travers le monde comme le X-Terra World d’Hawaii, une course à pied en pleine nature et au milieu de paysages volcaniques. Au Costa Rica, j’ai aussi couru une coupe du monde de raid. Là, on partait vraiment comme des aventuriers. Il a fallu envoyer tout notre barda (boissons, nourritures, matérial médical, canoë, vélos…) par avion sur place car l’organisation ne distribuait aucun matériel. Une sacrée organisation et un souvenir impérissable. Donc, oui, vous avez sans doute raison. Il y a un petit côté aventurière chez moi.

 

 

 

 

 

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