Dijon Beaune Mag
La première édition de la Glorieuse Artistique, organisée jeudi 15 octobre par les Hospices Civils de Beaune et La Karrière, a permis de récolter 91 000 euros. Une vente aux enchères consacrée au street art, au profit de la restauration du polyptyque du Jugement dernier et des projets artistiques de La Karrière.

Jeudi 15 octobre, la salle du Roy de l’Hôtel-Dieu de Beaune accueillait une vente aux enchères peu ordinaire. Organisée conjointement par les Hospices Civils de Beaune et l’association La Karrière, cette Glorieuse Artistique inédite proposait 39 lots signés de grands noms de l’art urbain.
Bilan : 91 000 euros récoltés, 27 lots adjugés et 12 encore en attente d’heureux propriétaires, toujours disponibles auprès du commissaire-priseur dijonnais Christophe Sadde, animateur de cette vente préparée en lien avec la spécialiste de la culture graffiti Chloë Collin (Saint Auction).
Cette opération prolongeait Imaginaires Kréatifs, événement organisé en 2025 sous la direction artistique de Mode 2, qui avait réuni plusieurs figures internationales du street art à l’Hôtel-Dieu.
Parmi les artistes représentés lors de la vente figuraient notamment André, Andrea Ravo Mattoni, Futura, Delta, Mode 2 et Jace, célèbre pour ses Gouzous.
Plusieurs acquisitions ont été réalisées par des acteurs locaux. La Confrérie des Chevaliers du Tastevin a notamment déboursé 12 000 euros pour Au Clos de Vougeot, œuvre de Mode 2 représentant un fameux chapitre vougeotin, l’une des trois glorieuses bourguignonnes.
Jean-Claude Bernard, propriétaire de l’hôtel Le Cep, a acquis une création de Jace consacrée aux vignerons des Hospices. Elle devrait être installée sur une tour de son établissement.
De son côté, Edgar Vaudeville, directeur du Central, a acheté trois œuvres de Jace destinées à prendre place sur la façade de son hôtel à un jet de bouteilles de l’Hôtel-Dieu, alors que trône déjà un graffiti original réalisé par Mode 2.
Les Hospices Civils de Beaune conserveront également plusieurs créations issues de cette opération artistique.
Les recettes de cette vente doivent contribuer à deux projets distincts : la restauration du polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden, chef-d’œuvre du XVe siècle conservé à l’Hôtel-Dieu, et le développement des prochaines initiatives artistiques de La Karrière, à Villars-Fontaine.
La soirée s’est prolongée au Bastion autour d’un dîner préparé par Frédéric Ménager, chef de La Ferme de la Ruchotte, pour une soixantaine de convives, escorté des grands vins du domaine des Hospices de Beaune.
Avec 91 000 euros d’adjudications pour cette première édition, la Glorieuse Artistique pose les bases d’un nouveau rendez-vous entre art urbain et patrimoine bourguignon.