Il avait fait de son métier de couvreur un engagement pour la pierre et les hommes.  C’est sur la route, à l’âge de 50 ans, que Bruno Gabette a tristement croisé son destin.

Bruno Gabette
Bruno Gabette –  ©photo Michel Joly

 

Dans toute construction il y a une fondation, des murs, une charpente et un toit. Chez Bruno Gabette, chacun de ces éléments avait un sens: celui de la droiture pour définir la fondation, celui de l’empathie pour donner de l’enthousiasme à la construction des murs, ceux de la bienveillance et de la convivialité pour symboliser la charpente et le toit.

Pourtant, il n’était pas destiné à se lancer dans le bâtiment. Avant de reprendre l’entreprise Blanchet, en association avec Stéphane Vitureau, il avait côtoyé le monde industriel et le tourisme sportif. Il avait aussi décroché un master d’administration des entreprises, en 2006, en vue de servir sa propre société.

C’est alors qu’il découvre avec un enthousiasme communicant le savoir-faire des couvreurs et nourrit le carnet de commande de Blanchet grâce à sa curiosité naturelle pour le patrimoine bâti. Bruno choisit de conserver le nom de Blanchet parce qu’il respecte son histoire et ce qu’il représente. Il choisira très vite de s’engager dans le syndicalisme, en prenant la tête de la Capeb21, en 2013, dans des conditions assez difficiles.

Bruno Gabette, on s’en doute, n’avait pas souhaité se retrouver face au cancer. Il allait pourtant le combattre avec la rage de vivre. En 2015, il se libère ainsi de son engagement syndical pour faire front, avec la détermination et l’optimisme que nous lui connaissions tous. Mais un dimanche ordinaire, un peu gris, lui le motard aguerri et responsable, trouve la mort au détour d’une route fragile.

Sa fille Elise, 19 ans, sera blessée. Son épouse Maryse et son fils Hugo, 24 ans, ne le verront pas revenir. Nous non plus. Avec le cœur plein de tristesse, nous leur adressons notre plein soutien.

Et serons nombreux à l’accompagner ce jeudi à 14h30 en l’église Saint-Joseph, rue de Jouvence à Dijon.

One thought on “Bruno Gabette, son dernier voyage”

  1. C’est avec tristesse que j’apprends la disparition de Bruno Gabette qui fut un interlocuteur ouvert et compétent à la suite de M. Gérard Blanchet avec qui j’avais été longtemps en relation pour les travaux de ma maison.
    Toutes mes sincères condoléances à son épouse et à ses enfants ainsi qu’à l’équipe de l’entreprise Blanchet.
    Geneviève Burdeau

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