Dans les coulisses d’AVS

Qu’il s’agisse d’habiller une rame de tramway, concevoir un stand pour un salon ou imprimer d’immenses visuels sur du tissu, l’entreprise dijonnaise AVS Communication répond présente, avec son large éventail de compétences et sa relation client aussi directe que privilégiée. Découverte.

Par Arnaud Morel   
Pour DBM78
Photos Grégory Girard/Sensation Web

Les 3500 m2 de locaux d’AVS, dans la zone d’activité Cap Nord de Dijon, bruissent d’une activité de ruche. C’est le coup de feu, une grande partie des 29 employés s’affaire à mettre la dernière main aux produits qui seront déployés lors de la Foire Internationale et Gastronomique de Dijon. Stands à monter et décorer, panneaux à imprimer et façonner, signalétique à mettre en place : le rendez-vous annuel est d’importance, Dijon Congrexpo compte parmi les clients fidèles de la société, qui ne peine guère à en recruter de nouveaux comme Dijon Métropole et le Conseil départemental de Côte-d’Or.

Car les Dijonnais, outre l’éventail de leur savoir-faire, disposent d’un atout rare dans leur secteur de la communication sur support matériel : une relation directe entre le donneur d’ordre et le prestataire. « Je n’ai pas de commercial, je gère seul la relation avec mes clients, que je connais tous. Quelque part, c’est cette proximité qui nous singularise », explique Arthur Deballon, le gérant d’AVS. « J’étais ce matin avec le directeur de communication du pétrolier BP, j’ai pu répondre instantanément à sa demande, et lui donner les prix et les délais. Auparavant, il travaillait avec un prestataire parisien, devait téléphoner à un commercial, qui remontait la demande à son responsable, lequel la transmettait au chef d’atelier avant de pouvoir y répondre, dans des délais nettement plus longs. »


Impressions très grands formats, adhésifs, panneaux, bâches, marquage, flocage, covering de véhicules… Le spécialiste dijonnais assume un large éventail de réalisations, souvent dans des délais serrés. À tel point qu’un fonctionnement en 2×8 vient d’être mis en place.

La voie de la numérisation

La médaille a son revers. Pour continuer à croître à son rythme actuel, le chiffre d’affaires augmentant en moyenne de 15% à l’année depuis sept ans, AVS doit s’adapter et conduit un vaste chantier de numérisation de son flux de production. À mesure qu’elle agrège des compétences, pour répondre à des demandes plus larges de sa clientèle, elle doit gérer ses différents métiers en véritable chef d’orchestre. La fausse note est absolument proscrite. « Aujourd’hui, nos clients ne pensent plus en terme de délai, tout doit être immédiat de leur point de vue. Nous avons donc décidé d’étendre notre plage d’activité, en adoptant les 2×8, avec une équipe complète qui travaille jusqu’à tard le soir. On pallie les urgences en permanence », confie le chef d’entreprise, un brin exténué mais jamais découragé pour autant.

Rue de la Brot, les locaux d’AVS abritent des technologies
de pointe aussi bien que des mains expertes, comme c’est
le cas pour la couture industrielle car exemple.

Préoccupations environnementales

Fondée en 1989 par Eric Deballon, AVS travaille désormais à l’échelle nationale, avec de plus en plus de clients à Paris. Les chaines d’une trentaine de boutiques, comme Finsbury ou Sushi Shop, constituent son cœur de marché, mais la société travaille aussi pour des partenaires de plus grosse taille, Galeries Lafayette et Decathlon par exemple. Dans tous les cas, elle mise sur la proximité et la réactivité. « J’aime particulièrement leur agilité et leur capacité de réponse, ils sont l’un des rares prestataires à être capable de mobiliser des équipes de 10 personnes jusque dans la nuit, les veilles de salon », assure Hervé Postel, le directeur technique de Dijon Congrexpo.

AVS ne se contente pas de grandir avec son portefeuille de clients, et peut, à l’occasion, choisir la voie de la croissance externe comme, tout récemment, lors du rachat d’Axo Agencement, spécialiste de la conception et réalisation de stands d’exposition, qui officie désormais de conserve avec sa maison-mère. Un peu plus d’un an après le rachat, AXO représente déjà 750 000 euros des 3,5 millions de chiffre d’affaires d’AVS. La patte Deballon est déjà bien présente. « Nous essayons de plus en plus de concevoir des stands réutilisables, pour des questions d’écologie et de coûts. Nous concevons des mobiliers modulables, qui peuvent être transformés et réadaptés », explique Arthur, qui déplore que, globalement, son activité demeure loin des préoccupations environnementales. « Nous utilisons des déchêts dès que nous produisons. Les industriels ne sont pas poussés à s’engager vers le développement de produits plus respectueux de l’environnement, car leur clientèle ne l’exige pas ; nous essayons de faire changer les choses, à notre petite échelle, en étant par exemple labellisé Imprim’Vert. »   

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