Le commerce à Dijon et Beaune a souffert mais ne se rend pas. DBM s’en fait l’écho à travers un dossier spécial dans les deux villes. Un n°84 (dec-jan 2020/21) essentiel à feuilleter dès maintenant.

Les deux couvertures de ce DBM n°84 spécial commerce : l’une pour Dijon (©Jean-Luc Petit), l’autre pour Beaune (© Michel Joly)

L’édito de ce n°84

2020 se termine avec la gueule de bois, faisant du secteur de la restauration et des commerces NON essentiels, les coupables (et donc victimes) désignés de la pandémie. Embrasser tue. Prier et chanter tue. Enlacer ses enfants et ses vieux parents tue. Manger et boire tue aussi. La menace virale est le gazoduc de nos frustrations. Elle véhicule ses gaz mortels pour éteindre tous ces plaisirs que l’on jugeait pourtant si naturels hier, tellement liés au sens le plus profond de la vie.

Dans le désert des salles de restaurants et des salles de gym, règne malgré tout une odeur d’espoir. Le commerce dit « essentiel » a l’autorisation de se remettre en marche avant les fêtes. Un garrot de plus pour éviter l’hémorragie totale du moral des troupes. Mais un garrot qui, dans l’attente du grand réveil annoncé par l’imminence d’un vaccin, va au moins donner un semblant de respiration à l’approche de Noël.

L’entre-deux-mondes du commerce

Nous sommes dans l’entre-deux-mondes : le monde d’avant qu’on devra oublier et le monde d’après qu’on ne connaît pas encore. DBM en profite pour brosser le portrait de la planète commerce qui, malgré tout ce qu’on lui impose, ne glandouille pas et s’organise pour vivre autrement. Hier rongée par le cancer du profit à tout prix, la société de consommation remet ses globules en ordre de marche, prête à répondre à de nouvelles attentes.

Ce numéro propose une grille de lecture certes incomplète mais représentative de la richesse du commerce à Dijon comme à Beaune. Une mise en bouche saine et solidaire en attendant le grand retour de la restauration. Plus tard, bientôt, très bientôt, il fera beau à nouveau dans nos assiettes. Ces dernières seront la première étape de nos voyages retrouvés. Tel est l’avantage de la diversité proposée dans les cuisines locales : renouer avec les plaisirs sans frontières de la table. Un classique « bourguignon » au pinot noir, un couscous au thé marocain, des farfalle gorgonzola, un bœuf Strogonoff flambé à la vodka, un maki de thon… peu importe, pourvu qu’on en croque à nouveau le plus vite possible.

Laisser un commentaire