Dijon Beaune Mag
Deux siècles pratiquement jour pour jour après cet événement fondateur pour le destin de la petite reine, des passionnés de vélocipède refont le parcours du tourneur sur bois nuiton François Lagrange et de ses draisiennes. Ou comment remonter le temps à la force de la pédale.

Connue dans un premier temps sous le nom de vélocipède, la draisienne doit son bulletin de naissance en 1817 au baron Karl Drais von Sauerbronn. Présenté au Jardin du Luxembourg à Paris en avril de l’année suivante, ce nouveau mode de véhicule fait un malheur. Ne sera-t-il pas, finalement, l’ancêtre de notre vélo si usité de nos jours ?
En Bourgogne, François Lagrange, un tourneur sur bois natif de Nuits-Saint-Georges alors âgé de 26 ans, décide de surfer sur la vague en fabricant lui-même plusieurs draisiennes. Puis entreprend de relier Beaune à Dijon le 23 août 1818 sur une de ses machines. Le lendemain 24 août, il fait des démonstrations à Dijon, ainsi que le 25 août, jour de la Saint-Louis, fête du roi.
Ces événements tiennent aujourd’hui une bonne place dans l’histoire du cycle. Un groupe de passionnés, amateurs et collectionneurs, désireux de faire partager le « temps des vélocipèdes » au grand public, a donc souhaité commémorer le bicentenaire de cet exploit sur les lieux mêmes où ils eut lieu en 1818, les dates choisies étant les plus proches de celles de l’événement initial (du vendredi 24 au dimanche 26 août 2018).
Participants : Keizo Koayashi, Alain Cuvier…
Machines : Toutes sortes de draisiennes : allemandes (brevetées), françaises (type Nièpce ou Lagrange), hobby-horse, dandy-horse, etc …
Déroulement :
• Vendredi 24 août
• Samedi 25 août
• Dimanche 26 août
Contact : Keizo Kobayashi, [email protected], Christophe Lagrange, [email protected]