Dijon, bulleuse capitale

Du 14 au 16 décembre, une vingtaine d’établissements dijonnais vont mettre en avant le crémant de Bourgogne avec Crémant in Dijon. Vin d’honneur géant autour de la patinoire place de la Rep, jeux divers et d’hiver, chalet dédié aux bulles place Darcy, truffes et crémant sous les halles… Bulleuse fin d’année !

Pierre du Couëdic et Edouard Cassanet, respectivement directeur et président de l’Upecb, s’associent naturellement à cette célébration de fin d’année dans la cité des ducs.

Par Dominique Bruillot
Photos : Michel Joly sauf mention contraire

Pour Dijon-Beaune Mag 73

Situons d’abord le contexte. Au commencement, il y a le crémant de Bourgogne. Une appellation rebaptisée il y a 40 ans sous ce nom, pour envoyer aux oubliettes les vieux mousseux et donner de la noblesse aux effervescents. D’année en année, millésime après millésime, la bulle bourguignonne a progressé. Elle est aujourd’hui produite à partir de terroirs dédiés, c’est-à-dire selon un cahier des charges cultural exigeant. Sous l’impulsion de la profession, et notamment de l’Union des Producteurs et Elaborateurs de Crémant de Bourgogne (Upecb), une catégorie « premium » voit le jour, sous la dénomination de « éminent » et de « grand éminent ». C’est d’ailleurs à Dijon que les premières sélections de ces super crémants élevés avec amour sur lattes ont été faites, propulsant la Bourgogne vers le sommet de l’art bulleux, pas très loin (voire mieux selon certaines dégustations !) de qui vous savez.

Sous l’œil des sommeliers

Pourtant, cette production effervescente n’a pas toujours eu la meilleure presse à domicile. « Bulle » n’est prophète en son pays, pourrions-nous dire, à propos de cette fâcheuse tendance qui consiste à considérer que « le crémant n’est pas aussi festif que… », enfin, vous nous avez compris. Et comme Dijon se revendique métropole gastronomique et vineuse auprès de qui veut l’entendre, Bourgogne Magazine mais aussi Dijon-Beaune Mag et Femmes en Bourgogne ont considéré qu’un rapprochement entre les deux s’imposait. Ce rapprochement, c’est Crémant in Dijon, un grand événement qui va faire sauter les bouchons dans toute l’agglomération, du 14 au 16 décembre.

Pour bien réussir la manœuvre, il a été fait appel dans un premier temps à l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie départementale (Umih 21) qui s’est chargée de motiver ses troupes en incitant ses adhérents, restaurateurs et hôteliers, à mettre en avant le crémant de Bourgogne durant ces trois jours. Une vingtaine d’établissements ont répondu à l’appel, chacun étant juge (promotion, verres offerts, pédagogie autour du produit) de la façon dont il assurerait la promotion des vins effervescents qu’il propose au public. Entre alors en scène l’Union des sommeliers de Bourgogne qui, avec son regard professionnel sur la question et une indiscutable obsession de l’équité, va passer en revue les multiples propositions et couronner les meilleurs. De nombreux lots seront distribués, le premier d’entre eux étant de passer un bon moment à visiter la prodigieuse cuverie de la maison Picamelot à Rully, en Saône-et-Loire, repas à la clé. Un prix qui ne doit rien au hasard puisque le patron de Picamelot, Philippe Chautard, est celui qui participe le plus activement au retour de vignes à Crémant de Bourgogne à Talant.

Une pétillante dotation

Dijon Métropole et l’Upecb se sont naturellement associées à Crémant in Dijon en organisant (sur invitation) le vendredi 14 en début de soirée, un vin d’honneur géant et effervescent autour de la patinoire éphémère de Dijon. Cela n’a rien d’un hasard non plus. Comme nous l’expliquons par ailleurs, le vin d’honneur est à la base une affaire dijonnaise qui, à une certaine époque, avait basculé du côté de Beaune (voir notre encadré). En faisant revenir ce vin d’honneur au cœur de la capitale bourguignonne, Crémant in Dijon remet l’église au milieu du village et redonne à la métropole sa légitimité en la matière.

Tout au long de ces trois jours, le public sera invité à jouer avec Bourgogne Magazine sur le thème des bulles. Une dotation pétillante de propositions l’incitera à cocher quelques cases et à se rendre sur place pour trinquer à la gloire du crémant de Bourgogne. Il pourra même s’en procurer dans le chalet de Darcy, animé à cette fin (ou plutôt cette soif) par des élaborateurs pas peu fiers d’être Bourguignons et de monter comme on dit « à la capitale » pour répandre leur bonne parole.

Dernier acteur de l’opération, Shop in Dijon active son réseau autour de l’opération Crémant in Dijon et célèbre la bulle sous les halles, le samedi matin (15 décembre), dans le cadre de son événement Saison’halles, conviant la truffe à ses côtés. Pour 5 euros seulement, il sera possible de profiter de 4 verres de vin et 10 dégustations de produits de saison. Un apéro insolite que l’on peut aller chercher chez les nombreux adhérents de l’union commerciale. Dijon capitale du crémant de Bourgogne? Le défi est lancé.

www.cremantindijon.com

One thought on “Dijon, bulleuse capitale

  1. Chauvenet Dufour Emmanuèle
    14/12/2018 at 13:25

    Au Concept rue Fauconnet déco Crémant superbe ! Et 1 coupe et jambon persillé excellent

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