Dijon Beaune Mag

Par Laurent Gotti
Appelez-le « Monsieur Côte de Nuits » ! Depuis 2012, Vincent Paindavoine est l’homme des grands crus du nord. Une lourde responsabilité pour des raisons évidentes : une pièce de 228 litres de vin en provenance de l’une ou l’autre de ces vignes peut dépasser 150 000 euros… Bien qu’issu d’une famille vigneronne de Vosne-Romanée, Vincent se voyait davantage dans la culture que dans l’agriculture. Après la fac (droit et économie), il est engagé par la compagnie Théâtre de l’éclaircie à Dijon. Il se redécouvre un goût pour le vin comme dégustateur, se forme au CFPPA à Beaune et travaille pendant cinq ans au domaine Bruno Clavelier (Vosne-Romanée), précurseur de la viticulture bio en Bourgogne, puis avec Eric Marey (Pernand-Vergelesses).
Il noue des liens avec certains vignerons des Hospices, par l’intermédiaire de son épouse, psychologue au centre Nicolas Rolin. Il apprend le départ du vigneron en charge des vignes et postule. « La première année, je me suis mis la pression pour être au niveau. Il a fallu apprendre en solo », se souvient-il. Depuis, il s’épanouit à ce poste. « C’est un mode de financement très vertueux pour l’hôpital, celui où travaille madame de surcroit, cela donne du sens à mon travail. Plus valorisant que si cela partait dans la Porsche Cayenne du propriétaire d’un domaine lambda », conclut-il.