Dominique Courbier retrouve son chevalet et Dijon

Dominique Courbier revient à ses premières amours. Tous les jours jusqu’au 11 septembre, l’artiste présente son expo Il était une fois… à la galerie Notre-Dame de Dijon. Ses peintures sensuelles aux couleurs travaillées sont un hommage à un passé singulier entouré d’artistes.

tableau-courbier

Née à Lyon en 1954 mais de famille dijonnaise, Dominique Courbier s’est très tôt exprimée par la peinture et le dessin. Les fresques murales qui décorent la maison familiale en sont les plus fidèles témoins. Adulte, elle croise la route du sculpteur nîmois Marcel Courbier, dont elle devient l’épouse et l’élève. A deux, ils multiplient les expositions et rencontrent une partie du gratin: Georges-Armand Masson, journaliste au Canard Enchaîné dans les années 1920 et surtout ancien directeur des Beaux-Arts de Paris et pasticheur de talent, travaille le dessin et l’aquarelle en leur compagnie. Mais le décès de l’époux Courbier marque un tournant.

Pendant longtemps, la pimpante soixantenaire met au placard canevas, palettes et pinceaux. Jusqu’à janvier 2016, date de son retour aux sources. Elle a choisi Dijon, où elle est installée, pour présenter ses nouvelles compositions. A l’évidence, avec son exposition installée à quelques pas de l’église gothique, Dominique Courbier n’est pas une autre dame. L’univers de l’artiste qui se retrouve est intemporel, il sonde les couleurs et le fond de l’âme, dans un registre que certains visiteurs n’ont pas hésité à qualifier de « byzantin ».

Galerie Notre-Dame, 3 rue Musette à Dijon
03.80.23.20.90
Exposition tous les jours de 10h à 19h.

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