Feuilletez en avant-première le Dijon-Beaune Mag #65

Il prétend répondre au « qui fait quoi » dans les Cités de Dijon et Beaune. C’est déjà beaucoup. Le Dijon-Beaune Mag #65, bientôt dans vos points de retraits habituels, en appelle également à la table au nom du pain d’épices, avec l’ouverture du musée Mulot et Petitjean. Culture (Vélotour, Clameur(s), MuséoParc d’Alésia, Filansen…) et sagas entrepreneuriales se partagent le reste du gâteau. Bonne lecture !

Edito du Dijon-Beaune Mag n°65
Par Dominique Bruillot

Cité par ici, Cité par-là, le citoyen bourguignon s’en mélange les papilles. Entre Dijon la métropole gourmande et Beaune la fière vineuse, elle-même mère porteuse de projets du nord au sud de la Bourgogne viticole, la multiplication des promesses, un peu à la manière de celle des petits pains dans les saintes écritures, a plus l’air d’un miracle que d’une réalité. Et pourtant…

Force est de reconnaître que ces initiatives sont en voie de réalisation. Dans deux ou trois ans, la capitale bourguignonne devrait poser sur la table de ses promesses, son fameux plat de résistance en hommage au monde de la gastronomie (et du vin, martèle-t-on dans les services « com » de la Ville).

Mais il ne faut pas se tromper et céder hâtivement aux raccourcis du marketing. Cette « cité » représente un septième environ des engagements concernés, soit 30 à 40 millions d’euros sur les plus de 200 millions que représente le dossier. Nous sommes en réalité en présence d’un immense chantier immobilier dont le groupe Eiffage est le chef de cuisine. On s’en félicite pour la dynamique de l’économie locale, avec l’inévitable réflexe (pardonnez-nous) d’être impatients dans l’attente du menu définitif qui nous sera proposé sur le terrain culturel.

Nous sommes en réalité en présence d’un immense chantier immobilier
dont le groupe Eiffage est le chef de cuisine.

Côté Beaunois, c’est un peu la même chose, en différent comme dirait l’autre. Le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne et la Ville de Beaune ont trouvé matière à faire front commun dans une cité dédiée, elle, à 100 % au monde du vin de Bourgogne. Mais avec l’impérieuse nécessité, par ces temps de disette, de faire appel à des projets privés pour boucler la boucle, voire des investisseurs de poids.

Dans ce genre d’affaires, les mots « vin » et « gastronomie » ne sont qu’une mise en appétit. D’autres initiatives vont découler de la cité beaunoise, comme les antennes de Chablis et Mâcon, le centre d’interprétation des blancs à Meursault, mais aussi plus directement certains projets touristiques plus ou moins fantasmés dont la création d’un hôtel haut de gamme à l’actionnariat « pipolisé ».

De manière un peu désorganisée il est vrai, le cœur de la Bourgogne avance ses pions dans la bonne direction. Ce qui semble impacter directement les mentalités dans la restauration locale. Ce numéro en est le témoin, ce secteur n’a jamais été aussi vivant. Qu’il s’agisse de la naissance d’une brasserie ou de la reprise d’un étoilé, de la refonte d’un bar de nuit ou de la révélation d’un haut lieu de la dégustation en pleine Côte de Nuits, ces mouvements de salle sont la confirmation intuitive que le changement, c’est maintenant. Enfin.

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