Dijon Beaune Mag

Le prix du meilleur jambon persillé artisanal est de retour dans son berceau originel. Né entre Chagny et Beaune au XIVe siècle, on le retrouve aujourd’hui encore très souvent à la carte de nos restaurants et au milieu de nos planches apéritives. Vendredi 3 novembre, le 45e concours du meilleur jambon persillé artisanal a sacré Yannick Magny de la Charcuterie Nolaytoise.
Une nouvelle qui aurait certainement fait la fierté de Jean-Paul Puget, chevalier de la confrérie des Chevaliers de Saint-Antoine et membre actif du jury de ce même concours dans les années 2000. Avant Yannick Magny, Jean-Paul Puget a régalé des générations à Nolay avec son persillé (prix d’honneur du concours en 1988) et sa rosette, récompensée à plusieurs reprises. De 1970 à 2003, cet amoureux des bonnes choses tenait la boucherie-charcuterie de la rue Monge.
« Mon secret ? Beaucoup d’amour ! » Ne demandez pas à Yannick Magny sa recette du jambon persillé, il ne vous la donnera pas… « Il existe beaucoup de recettes différentes, il faut trouver le petit truc qui fera la différence, un ingrédient, un dosage. » Vendredi 3 novembre à la Foire de Dijon, sa recette secrète a tapé dans l’œil du jury. Une reconnaissance pour ce charcutier formé au CFA de Longvic, puis à la Charcuterie de Bourgogne à Meursault.
Il y a six ans, lui et son épouse Fanny ont repris la Charcuterie Nolaytoise (44, rue de la République à Nolay). « Le jambon persillé, c’est mon produit phare, j’en fait environ cinq tonnes par an. On a tendance à dire qu’une médaille d’or au concours double les ventes, alors je me tiens prêt. » Yannick Magny avait déjà remporté deux médailles d’argent, une médaille de bronze et deux prix d’honneur à ce même concours. « Pour un village comme Nolay et pour nos clients, c’est une super nouvelle. On va s’empresser d’installer la médaille en bonne place dans la boutique ! »