Hep sommelier! Pas de pitié pour les glaçons!

Un conseil: ne vous aventurez pas à mettre un glaçon pour rafraîchir votre rosé cet été. Sinon, Michel Smolarek et ses amis de l’Amicale des Sommeliers de Bourgogne risquent de vous faire les gros yeux!

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©DR

« Depuis de nombreuses années, les vignerons mettent un point d’honneur à récolter des raisins avec une bonne maturité, ce qui signifie que nous trouvons des vins d’une bonne richesse alcoolique naturelle, des vins plus digestes, moins riches en degrés, en raison d’une chaptalisation plus maîtrisée. Alors surtout pas de glaçons dans un vin, c’est un outrage à la viticulture. D’autres procédés sont possibles, comme vous le savez. Le rafraîchissement peut tout aussi bien s’effectuer par un passage dans un seau rempli d’eau et de… glaçons. »

One thought on “Hep sommelier! Pas de pitié pour les glaçons!

  1. Etienne
    09/07/2014 at 10:11

    Plus digestes, peut-être, mais moins riches en degré(en clair, moins alcoolisés) certainement pas. Le degré alcoolique moyen des rosés du sud de la France (Rhône, Provence, Languedoc) est monté aujourd’hui à au moins de 13,5°. 14, voire 14,5 n’est pas rare et je mets quiconque au défit de trouver en boutique, grande surface ou carte de restaurant une bouteille qui n’affiche pas un minimum de 13°(c’était 11° il y a 50 ans.)

    Dans ces conditions, rajouter un ou deux glaçons dans son verre, c’est à dire rafraîchir et diluer pour descendre à 9 ou 10 degrés d’alcool est une oeuvre de salubrité publique. Et ceux qui l’ont essayé ont pu constater que, outrage à la viticulture ou non, ce vin devient beaucoup plus agréable et facile à boire, fruité , léger, bref désaltérant, ce qui est tout de même la fonction première d’une boisson, oui, même du vin. Je reprends là une thèse favorite de Constant Bourquin, le fondateur de l’Académie Internationale du Vin qui affirmait qu’un vin qui ne désaltère pas ne peut être un bon vin.

    Ceux que les tabous n’effraient pas pourront faire l’expérience que ça marche aussi admirablement avec le rouge. Attention, il ne s’agit pas de mettre de la glace dans son gevrey-chambertin (ce ne serait pas mauvais, ce serait juste dommage), mais plutôt de réserver les vins puissants aux moments et circonstances où ils sont « en situation ». Le bon sommelier est là pour guider le néophyte. Quand il fait soif, un vin de soif! Et s’il n’existe pas, n’ayons pas peur de le créer avec de la glace! Désacralisons le vin, nom de Dieu! Il n’est pas fait pour inspirer du respect mais pour donner du plaisir.

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