La Bourgogne ou le pays des 1001 statues

Vincenot, François Brochet, Claus Sluter et les autres: tous ont laissé leur empreinte dans le paysage bourguignon, avec ces statues qui, le plus souvent, rendent hommage aux grands hommes. Voyage parmi ces têtes familières de notre environnement. 

En partenariat avec Bourgogne Magazine

De tous les beaux-arts, la statuaire est certainement le plus présent dans l’espace public et le plus proche des gens au quotidien. Alors que la Bourgogne s’est distinguée dès le XIIIème siècle par son école de sculpture religieuse, la vocation de la région pour la statuaire monumentale a su traverser les époques pour se perpétuer de nos jours à travers nos places, nos parcs, nos églises…

D’une mise au tombeau médiévale à l’Ours de Pompon en passant par les grandes figures allégoriques que sont le Vercingétorix d’Alésia ou l’étincelante Notre-Dame d’étang à Velars-sur-Ouche, petit survol en images de ce patrimoine si familier, ancré dans la mémoire collective.

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A Clamecy, sur le pont de Bethléem qui enjambe l’Yonne, la statue allégorique du Flotteur (1945), œuvre du sculpteur Robert Pouyaud, rend hommage à l’époque où la ville était un important centre de flottage du bois entre le Morvan et Paris. © Clément Bonvalot`

La statue colossale de Vercingétorix à Alésia (21), commandée par Napoléon III (à son effigie dit-on) au sculpteur Aimé Millet pour commémorer le succès des fouilles. Erigée en 1865, cette œuvre en tôle de cuivre haute de 6,60 mètres n’a été officiellement inaugurée qu’en septembre 2015.

La statue colossale de Vercingétorix à Alésia (21), commandée par Napoléon III (à son effigie dit-on) au sculpteur Aimé Millet pour commémorer le succès des fouilles. Erigée en 1865, cette œuvre en tôle de cuivre haute de 6,60 mètres n’a été officiellement inaugurée qu’en septembre 2015.

conservée au musée des Beaux-Arts de Beaune, la maquette préparatoire réalisée par le sculpteur dijonnais François Rude pour la statue de Gaspard Monge qui trône désormais sur la place beaunoise éponyme.

Conservée au Musée des Beaux-Arts de Beaune, la maquette préparatoire réalisée par le sculpteur dijonnais François Rude pour la statue de Gaspard Monge qui trône désormais sur la place beaunoise éponyme.

 

la statue d’Eugène Ier (1805-1875) au Creusot, la plus ancienne et la plus imposante des quatre statues Schneider de la ville. Edifié en 1878 par souscription populaire, ce bronze montre le chef de famille debout en redingote, avec à ses pieds une femme (la Reconnaissance) expliquant à son jeune forgeron de fils ce qu’il doit au « patron ».

La statue d’Eugène Ier (1805-1875) au Creusot, la plus ancienne et la plus imposante des quatre statues Schneider de la ville. Edifié en 1878 par souscription populaire, ce bronze montre le chef de famille debout en redingote, avec à ses pieds une femme (la Reconnaissance) expliquant à son jeune forgeron de fils ce qu’il doit au « patron ».

Pleurant en albâtre du tombeau de Jean sans Peur. Ce personnage est issu d’un ensemble de 41 statuettes réalisées par Jean de la Huerta à partir de 1443, sur le modèle des pleurants du tombeau de Philippe le Hardi sculptées par Claus Sluter 35 ans avant. Ces emblèmes de la sculpture ducale sont visibles auprès de leurs tombeaux respectifs dans l’enceinte du musée des Beaux- Arts de Dijon (entrée libre).

Pleurant en albâtre du tombeau de Jean sans Peur. Ce personnage est issu d’un ensemble de 41 statuettes réalisées par Jean de la Huerta à partir de 1443, sur le modèle des pleurants du tombeau de Philippe le Hardi sculptées par Claus Sluter 35 ans avant. Ces emblèmes de la sculpture ducale sont visibles auprès de leurs tombeaux respectifs dans l’enceinte du musée des Beaux- Arts de Dijon (entrée libre).

Après de longues années de restauration, Notre-Dame d’Etang qui veille sur toute la vallée de l’Ouche depuis les hauteurs de Velars, a retrouvé ses dorures et sa superbe. Avec 8 mètres de haut (contre 11,2 m pour Notre-Dame de la Garde à Marseille) et 10 tonnes, c’est certainement la plus imposante de la région. © miChel Berthenet

Après de longues années de restauration, Notre-Dame d’Etang qui veille sur toute la vallée de l’Ouche depuis les hauteurs de Velars, a retrouvé ses dorures et sa superbe. Avec 8 mètres de haut (contre 11,2 m pour Notre-Dame de la Garde à Marseille) et 10 tonnes, c’est certainement la plus imposante de la région. © Michel Berthenet

Dans le jardin Darcy à Dijon, on croise toujours avec plaisir L’Ours blanc, la célèbre statue en pierre du sculpteur animalier François Pompon. Quand l’œuvre apparut au Salon d’automne de 1922, son modernisme fit grand bruit. Elle reste indémodable. © Bertrand Carlier

Dans le jardin Darcy à Dijon, on croise toujours avec plaisir L’Ours blanc, la célèbre statue en pierre du sculpteur animalier François Pompon. Quand l’œuvre apparut au Salon d’automne de 1922, son modernisme fit grand bruit. Elle reste indémodable. © Bertrand Carlier

Statuette en bois de saint Vivant réalisée par Henri Vincenot. Grand admirateur des bâtisseurs de cathédrales, le romancier avait aussi un don pour la sculpture.

Statuette en bois de saint Vivant réalisée par Henri Vincenot. Grand admirateur des bâtisseurs de cathédrales, le romancier avait aussi un don pour la sculpture.

Les sculptures en bois polychromes de François Brochet (1925-2001) font désormais partie intégrante du centre-ville d’Auxerre (ici, Marie Noël).

Les sculptures en bois polychromes de François Brochet (1925-2001) font désormais partie intégrante du centre-ville d’Auxerre (ici, Marie Noël).

Les sculptures en bois polychromes de François Brochet (1925-2001) font désormais partie intégrante du centre-ville d’Auxerre (ici, Cadet Roussel).

Les sculptures en bois polychromes de François Brochet (1925-2001) font désormais partie intégrante du centre-ville d’Auxerre (ici, Cadet Roussel).

 

 

3 thoughts on “La Bourgogne ou le pays des 1001 statues

  1. Marc Ferro
    21/10/2015 à 08:35

    Il y a une petite erreur.
    L’ours blanc de la place Darcy n’est pas une sculpture de Pompon, mais une reproduction de son œuvre, réalisée par Henry Martinet.

    1. Dominique Bruillot
      23/10/2015 à 08:55

      Absolument! Cette histoire c’est un peu comme celle de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours de Pompon! Merci à vous.

  2. BRIGITTE BACHELEY
    21/10/2015 à 00:12

    On peut demander à France 3, mon eeportage, un portrait de François Brochet, réalisé bien avant ma derniere année en 1994 et rechercher dans les archives du Bien Public son portrait aussi (+récent)
    François Brochet, proposait le portrait déjà fait, une sculpture d’Henri Vincenot, prête à prendre place devant le Crédit Agricole en face l’église Notre-Dame.
    Où est cette statue?
    Dans son jardin, à Auxerre de nombreuses (et grandes statues) du Général de Gaulle.
    Où sont toutes ses oeuvres?
    Sans oublier « son » « DIJON VUE PAR …François Brochet »

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