L’ADN d’AVS

Il y a longtemps qu’Arthur Deballon a décollé l’étiquette « fils et frère de ». Sous sa direction pugnace et raisonnée, AVS Communication aborde un virage symbolique de son histoire : un emménagement dans 3 500 m2 entièrement rénovés. Attentive, l’entreprise dijonnaise spécialiste de la signalétique et du marquage se réinvente. Car tel est son ADN.

À 28 ans, Arthur Deballon, qui protège ici le dossier d’un projet evalué à 2,5 millions d’euros (immobilier et machines) guide AVS Communication vers un prometteur destin. L’emménagement dans de nouveaux locaux n’est finalement que la partie visible de l’iceberg, assure celui qui préside également l’association des communicants de Bourgogne (CercleCom).

Par Thomas Barbier
Pour Dijon-Beaune Mag #70
19Photo : Christophe Remondière

AVS. Trois petites lettres et une grande histoire. Celle d’une entreprise multitâche créée en 1989 par Eric, le patriarche, qui fera d’AVS Communication (née trois ans plus tard, comme Arthur) un référent du marquage et de la signalétique.
La saga Deballon, dans l’ordre, c’est ensuite Pierre-Henri, le fils ainé. La success story Weezevent (solution de billetterie en ligne pour les organisateurs d’événements), le Vélotour, c’est lui. Le petit frère Arthur a donc été à bonne école, c’est évident. Sauf qu’il n’a pas grand-chose d’un « fils et frère de ». Son tempérament calme et structuré cache une personnalité forte, révélée par son engagement précoce au sein d’AVS Communication : il en a pris la direction opérationnelle à 21 ans, dans un moment charnière.

Maîtriser toutes les étapes

AVS Communication est finalement devenu un expert de son marché. S’il ne saurait résumer à lui seul les évolutions structurelles et humaines, le chiffre d’affaires reste un bon indicateur : 800 000 euros en 2010 contre 2,8 millions sept ans plus tard. Cette impressionnante progression passera notamment par l’acquisition, en 2013, de la Voilerie Sully (spécialiste du sur mesure de toiles, textiles et bâches) et d’AXO Agencement en 2017 pour répondre aux nombreuses demandes de conceptions de stands, d’éléments de décors et d’exposition.
AVS communication s’est dotée d’outils et d’une valeur ajoutée humaine qui lui permettent d’être « en prise directe avec toutes les étapes de notre métier ». Ce qui n’est pas une mince affaire. D’autant que les limites structurelles, sous cette nouvelle configuration, sont devenues pesantes. « Nous étions plus qu’à notre limite en terme de place dans nos locaux historiques », concède volontiers le dirigeant. L’entreprise dijonnaise a donc fait le pari d’injecter 2,5 millions d’euros dans de nouveaux locaux, remis à neuf pendant quelque 11 mois de travaux. L’ancien siège de Valeo-U-Shin, rue de la Brot, toujours en zone Cap Nord de Saint-Apollinaire, est donc la nouvelle maison d’AVS Communication. 3 500 m2, quand même.

« Les mêmes qu’avant »

« C’est presque trop grand », fait semblant de s’inquiéter Arthur, pour qui ce siège flambant neuf est en réalité « une très jolie vitrine pour nos clients locaux et nationaux (ndlr, Finsburry, les stations d’autoroute BP, Suez, Galeries Lafayette…) ». Sous ce toit, 42 collaborateurs (25 pour AVS Communication et 17 pour AVS Réseaux qui rejoint aussi cette nouvelle adresse) vont donc travailler dans des conditions optimales. « Sans cela, nous n’aurions pas pu intégrer nos nouvelles machines. Celle grand format, par exemple, répond aux demandes du marché qui ne souhaite plus de raccord de marquage… et nécessite des sorties de plus de 3 mètres de large ! »
Tout est une question d’anticipation – et de capacité de financement, car les bonnes intentions ne suffisent pas. Au bout du compte, « nous sommes les mêmes qu’avant », certifie le chef d’entreprise, qui préfère voir dans ce déménagement « non pas une finalité, mais une étape symbolique de notre évolution ». De belles choses sont encore à venir. Tout cela dans trois petites lettres…

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