Léa Terzi: rebondir, un art de vivre


« Le rebond », Léa Terzi connaît. Elle en parlera naturellement demain après-midi, face aux patrons, lors de la 4ème édition de l’Université d’été du Medef. Après tout, pour la chef de file du hand féminin dijonnais, savoir rebondir c’est un art de vivre.

Léa Terzi - unviersité été Medef © Clement Bonvalot

Sur un plan sportif, le plus dur est presque fait. Le CDB avait une telle maîtrise de son sujet la saison dernière que personne ne doutait de sa capacité à remonter parmi l’élite, au risque même de tuer le suspens sur le terrain. L’effort à fournir était en réalité dans les livres de compte, car le club doit composer avec les moyens du bord.

Le handball féminin est spectaculaire, surtout quand il se joue au plus haut niveau. Mais il n’attire pas autant que le foot. Même à Dijon, une ville qui cultive pourtant une relation amoureuse avec la discipline, tant chez les hommes que chez les femmes. Cette saison, le plus petit budget du championnat prouvera que l’argent n’est pas le seul et unique facteur de la réussite. Savoir rebondir, ça commence par cela.

Le hand féminin bourguignon et national est marqué depuis longtemps par l’exemple de Véronique Pecqueux-Roland. Léa Terzi, s’en inspire chaque jour. La capitaine, du haut de ses 26 ans, dirige une équipe à la prometteuse jeunesse. C’est donc sans complexe, avec sa spontanéité et sa fraîcheur qu’elle interviendra demain, devant 600 chefs d’entreprise réunis dans le grand amphithéâtre de l’ESC. Invitée dans le cadre de la quatrième édition de l’université d’été du Medef Côte-d’Or, elle tiendra son rang parmi de nombreuses fortes personnalités du monde des affaires dont le fils prometteur de Jean-Jacques Goldman, Dominique Loiseau et Louis Gallois. Rien que ça.

« Dans le sport, le rebond est un art de vivre, notre carrière s’arrête à 30 ans et nous devons anticiper la suite », martèle avec justesse la pétillante Léa. Il est vrai que son master dans le domaine de la formation continue, démontre que le sport de haut niveau n’a rien d’une prison qui exclut l’engagement ailleurs. La handballeuse s’improvise auto-entrepreneuse et a même l’intention de faire une vocation de cette capacité à rebondir. En collaboration étroite avec le comité olympique régional (CROS) elle vise, dans les prochaines années, une mission d’accompagnement à la reconversion des sportifs de haut niveau.

La table ronde à laquelle participe Léa Terzi cette année s’intitule: « J’ai de la chance! » Un titre qui, d’emblée, suscite en elle une réaction: « Je n’étais pas forcément le meilleur profil physique au départ, ça n’est pas sur moi que l’on misait, cela a demandé beaucoup d’abnégation ».Soit. Mais peut-être que cette chance vient, en ce qui la concerne, d’un environnement favorable. Son père, « prof » d’éducation physique a été pendant de nombreuses années, un emblématique entraîneur. « Il ne m’a pas déroulé un tapis rouge, mais il m’a inculqué la notion de l’effort« , nuance Léa. Donc, rien de neuf au final: bien rebondir c’est saisit sa chance.

© Photo : Clément Bonvalot

Université d’été du Medef, mardi 2 septembre 2014,
sur inscriptions sur wwwuemedef.com

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