Recruté cette saison, le jeune vidéaste se régale dans le club de son cœur. Ses créations, entre basket masculin et hand féminin, propulsent la Jeanne dans le haut du panier.

Un dunk rageur, une arabesque qui se dessine en slow motion, un missile en lucarne, un cri de guerre : sur un terrain, rien n’échappe à Noé. Avec les codes de son époque et une approche soignée, le jeune pro de l’image (22 ans) défend sa vision du community management : « Amener une fréquence de contenu, dépasser le simple cadre du match, montrer des moments d’intimité, capitaliser sur les émotions positives. » À l’été 2021, cet autodidacte passionné de sport féminin a intégré le cinq majeur de l’équipe communication, en CDI à mi-temps, sous la responsabilité de Lucile Bongiovanni (directrice marketing) et Mathieu Poplimont (responsable communication). La Jeanne a musclé sa vie numérique car elle est devenue un groupe omnisports, mieux structuré, qui investit sur d’autres terrains. L’image doit suivre. 

Noé a l’avantage d’être un garçon du cru, qui cultive un rapport fort avec le club. « Mes parents sont fans de basket. Ma première fois au Palais, je devais avoir quelques semaines de vie », sourit l’intéressé qui, en toute circonstance, mobilise un peu de technique et beaucoup d’instinct : « Filmer du basket, j’y arrive, j’ai la fibre. Mais le hand, la première fois, c’était la cata ! Tout va tellement plus vite, et je ne filme qu’en format vertical, avec l’obsession de garder la balle dans le champ… »

Le million !

Justement, le handball féminin cartonne. Sur Instagram, les vidéos de @jdadijonhand atteignent régulièrement les 100 000 visionnages. L’une d’elles a même dépassé le million. Pourquoi ce buzz ? Allez savoir. « C’est vraiment une science inexacte : une vidéo hyper travaillée peut faire un flop et inversement. » Cela dit, la constance paie. 10 millions de vues cumulées, ça cause. Résultat : la JDA Dijon Handball est passée de 7 000 à 31 000 followers en quelques mois, devenant ainsi le club de l’élite le plus suivi en France. « Des Américains débarquent sur notre compte : « Trop stylé, c’est quoi ce sport ?! ». Et une joueuse argentine comme Rosario Urban fédère aussi une grosse communauté sud-américaine. »

Côté basket, le capital sympathie n’a jamais été aussi élevé. « La JDA Dijon, c’est l’outsider, le club familial. La saison incroyable de l’an passé a touché les gens. » Côté joueurs, il y a quelques bons clients. Tiens, au hasard, prenez David Holston. « L’archétype du joueur attachant. Il est petit mais domine tout le monde… Je joue meneur aussi, donc je me régale de son jeu. Quand je retravaille ses actions au ralenti, j’essaye d’analyser sa prise de décision mais je ne comprends toujours pas comment il arrive à s’en sortir ! » En principe, on l’a dit plus haut, rien n’échappe à Noé. Mais les magiciens ont toujours leurs petits secrets… 

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