Changement de logo, programmation musclée, de meilleurs accords entre les sons et les cépages: pour sa deuxième édition, les 10 et 11 juillet prochains, au Zénith de Dijon, l’ŒnoMusic festival a trouvé sur son chemin le soutien des collectivités. Et une bière officielle, la nordiste Jenlain.

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Par Dominique Bruillot

Pas facile aujourd’hui de monter ce genre d’événement sans prendre le risque d’y laisser des plumes. Porté par Nouna prod, une association aux forts liens de parenté avec la maison de production Pyrprod, l’ŒnoMusic Festival aurait pu se taire dès la fin de la première édition, s’il n’avait pas rencontré sur son chemin le soutien des collectivités territoriales. Car la partie se joue sur le moyen terme et, malgré la venue de 10000 festivaliers en 2014, l’équilibre financier ne peut être envisagé avant plusieurs années.

Les représentants de la Région (François Patriat), du conseil général (Ludovic Rochette), de la ville de Dijon et du Grand Dijon (Didier Martin) ont à l’unisson, contexte oblige, souligné combien la musique est un élément fort de la liberté d’expression. L’effet Charlie a donc renforcé ce sentiment commun qu’il faut soutenir la culture et encourager la créativité, surtout quand elles s’expriment de manière aussi spontanée.

Les trois collectivités, sans qu’il soit pour autant précisé à hauteur de combien, vont donc appuyer à parts égales l’ŒnoMusic Festival. Cette deuxième édition a sur sa partition le défi de démontrer que Dijon a droit à « son » grand festival. Au-delà de l’aspect protocolaire (et décidément peu rock’n roll) de la présentation de l’événement, ce lundi matin au Zénith, on a vu ainsi se dessiner les lignes d’un millésime 2015 ambitieux.

Un peu de mousse

« Il fallait combler l’absence d’un festival de grande ampleur », rappelle donc le multi-instrumentistes du projet, Pierre-Yves Romano, à la fois patron de PyrProd et directeur (« bénévole », insiste-t-il aussi) de l’ŒnoMusic festival. Le tout avec une approche « trangénérationnelle » —la programmation va de l’inusable Magma aux révélations de la scène contemporaine— et « inter-territoriale », grâce à des artistes issus des scènes internationale, nationale et régionale. Il fallait bien un nouveau logo, assez réussi il faut en convenir, pour célébrer cette saine débauche d’énergie.

Le lien dans tout cela? La convivialité à la sauce bourguignonne. Dans « ŒnoMusic festival » il y a « œno ». Et cette année, on nous promet la venue de plus d’une vingtaine de domaines ainsi qu’une partie restauration plus imbriquée avec ces derniers que lors de l’édition précédente. Les festivaliers pourront ainsi profiter d’une meilleure déambulation et vaguer sereinement entre les plaisirs de l’oreille et les délices de la bouche.

Cette symphonie des sens entonnée à la gloire de la Bourgogne et de ses vins devra malgré tout cohabiter avec une « guest star » bien ambrée, dont la présence ne surprend personne dès qu’il s’agit de faire mousser l’ambiance d’un concert. La Jenlain sera la bière nordiste officielle de l’ŒnoMusic festival. Après tout, nul n’est prophète en son pays, surtout parmi les esprits libres.

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One thought on “ŒnoMusic festival: les défis de l’an II”

  1. FOMMAGE DE NE PAS « JOUER » LA CARTE BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ AVEC LA BIÈRE.
    CE N’EST PAS CE QUI MANQUE!

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