Orvitis, bailleur soucieux et serein

Le premier bailleur social du département porte en lui la question du bien vieillir. Une mission dont Orvitis a pris la pleine mesure en plaçant mixité, pédagogie  et solidarité au cœur du propos. Sérénitis à l’appui.

L’inauguration de la résidence l’Eau Vive, à Asnières-lès-Dijon.
© D.R

Par Alexis Cappellaro
Pour Dijon-Beaune Mag #66
Photos : D.R

Bien vieillir chez soi, dans un cadre adapté, rassurant et ouvert sur l’extérieur. Tel est son fil conducteur. Orvitis a très tôt intégré la question du vieillissement dans son champ d’actions. « C’est notre cœur de métier : un tiers de notre parc locatif a plus de 60 ans », note Catherine Dersel-Alazard, Catherine Dersel-Alazard, directrice générale adjointe. En 2014, un Côte-d’Orien sur quatre était âgé de 60 ans ou plus selon l’Insee. Une statistique « plutôt dans la moyenne basse nationale », qui n’empêche en rien l’anticipation. Ainsi, à la croisée des chemins, en allant sur le terrain, Orvitis a adapté son offre, sous fond de nouveaux réflexes citoyens : s’inquiéter pour ses parents… et penser à son propre devenir de sénior. 

Pour cela, une étude de marché méticuleuse, au cas par cas, fut nécessaire. « Notre souhait, c’est de faire du sur-mesure », dit-on du côté d’Orvitis, à qui les maires de Côte-d’Or font régulièrement appel pour avoir une photographie de leur commune et envisager ensemble un programme. « Notre territoire est vaste et chaque commune a ses particularités et donc des besoins aux nuances beaucoup plus fines qu’on ne le pense », embraye Laurence Médard-Faure, coordinatrice « Générations ». De ce point de vue, Orvitis a une certaine expérience. « On connait notre environnement de proximité, ses menaces et ses opportunités », explique le bailleur qui, c’est chose entendue, travaille main dans la main avec les collectivités et le Conseil départemental, ce dernier pilotant toute la politique gérontologue. 

Appel à animations

Nouveau contexte, nouveaux engagements : Orvitis a mis en place un système de résidences-services qu’il a nommé Sérénitis. Un label réservé aux gens d’âge mûr encore autonomes, « rien à voir avec une maison de retraite ». Le but est plutôt de répondre, par exemple, aux besoins des personnes seules (tout de même 43% des occupants du parc locatif). Le système est rodé : d’un côté, Orvitis planche sur l’agencement immobilier, met en place deux référents par résidence (un accompagnateur de vie sociale et un responsable de secteur), puis lance un appel à animations.

Ainsi, à Asnières-lès-Dijon, Atome gère la conciergerie et l’animation de la résidence l’Eau Vive. « Nous sommes dans la notion de service collectif, en aucun cas de service à la personne, c’est ne pas notre métier », explique Laurence Médard-Faure, toujours attentive à l’implication des résidents. « Ils s’engagent à respecter les règles du jeu en étant acteurs de ces nouvelles formes de vivre-ensemble ». Pour chaque mise en service, une réunion d’accueil et autres opérations « voisins solidaires » sont organisées. « Ce qui suscite mine de rien beaucoup de relations cordiales de voisinage et, déjà, des réflexes d’entraide. » En fait, tout pour « remettre du lien dans une société de plus en plus autocentrée, notamment au niveau de l’habitat où l’on se soucie beaucoup d’avoir un cocon intime et donc cloisonné. »

Asnières, point de repère

Dans l’affaire, Asnières est le point de repère du nouveau concept Sérénitis et articule une vision sur dix ans. « Dans notre métier, les situations et les règles changent tout le temps. Il faut s’adapter… et on ne lit pas dans le marc de café ». Cela n’empêche pas Orvitis d’avoir identifié une quinzaine de projets sur quatre ans, certains à un stade plus avancé : Fleurey-sur-Ouche, Fontaine-lès-Dijon, Longvic, Sennecey-lès-Dijon, Saint-Apollinaire, Thorey-en-Plaine, Varois-et-Chaignot, Semur-en-Auxois… Des nouveaux projets abordés, c’est certifié, en toute sérénité. 


Trois petits nouveaux

Le bailleur social cumule 257 logements mis en service en 2016. Cette année devrait battre le record et prouver si besoin était la vitalité d’Orvitis. Ainsi, trois résidences Sérénitis ont été inaugurées :

L’Eau Vive à Asnières-lès-Dijon, depuis mai dernier. 20 logements destinés aux personnes handicapées ou âgées de plus de 60 ans.

Les Ormes à Arnay-le-Duc, depuis début juillet. Résidence intergénérationnelle de 16 appartements.

Bellevue à Beaune. Accueil des premiers locataires mi-juillet. Résidence intergénérationnelle de 34 appartements, dont une dizaine en colocation pour les jeunes.

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