Saga SICA, épisode 1 : les bâtisseurs de l’extérieur

Épisode 1. Ils sont paysagistes, démolisseurs, fondateurs… Ces employés – tous Côte-d’Oriens – ont détruit pour mieux poser les superbes bases de la concession Peugeot SICA de Saint-Apollinaire. Sous la bienveillance  de Cyril Le Roux et la maîtrise d’ouvrage du cabinet Aster, ces travailleurs très attachés ont initié l’aventure. Ils racontent.

© Jonas Jacquel

Par Michel Giraud
Pour Dijon-Beaune Mag #69
Photos : Christophe Remondière, sauf mention contraire

 C’Déco 
Paysagiste, Marsannay-la-Côte

Six mois durant, Romain Casson et les équipes de C’Déco ont œuvré sur les extérieurs de la concession : installation des clôtures et des portails, gestion des plantations et espaces verts… « Nous sommes spécialisés dans la création et l’entretien de parcs et de jardins. Ici, nous avons travaillé à partir de plans d’architectes, qui avaient même choisi les essences d’arbres à implanter – cyprès, eucalyptus et autres graminées. La loi impose dans toute construction la présence d’une surface d’espaces verts ! À nous de mettre en œuvre leurs projections. Certains diraient que c’est frustrant pour les créateurs que nous sommes ; c’est simplement une autre façon de travailler, avec un cahier des charges rigoureux. » Trois paysagistes ont mené à bien la mission, « sans accroc, grâce à une belle coordination avec les entreprises de TP ». L’efficacité est redoutable : dès l’entrée de la concession, un grand massif fait de graminées, de gravillons et d’enrochements donne le ton. C’Déco s’est offert au passage une belle vitrine en bordure de rocade. « Nous travaillons aussi bien sur des appels d’offres qu’auprès d’une clientèle de particuliers. Nous faisons du haut de gamme, la recherche de l’excellence est notre crédo. En fait, nous essayons de trouver un juste équilibre entre budget et plaisir. »

 Colas Est 
Infrastructures extérieures, Longvic

Huit mois de présence sur le chantier, mais pour Colas, le travail autour de la nouvelle concession SICA a débuté bien avant les premières démolitions. « Notre mission a d’abord consisté, en amont des premiers coups de pioche, à la construction d’une plateforme qui allait servir de point d’ancrage pour gérer les mouvements au gré des déménagements », rapporte Ludovic Porte, chef de chantier. C’est lui qui a coordonné la dizaine de personnes chargée de la mise en place des réseaux (pluvial et eaux usées), des bordures, du tirage des fourreaux d’éclairages, etc. « Nous avons œuvré sur toute la plateforme de parking, avec un mode de fonctionnement inhabituel : pour ne pas interrompre l’activité de la concession, Peugeot nous avait demandé de tourner autour des bâtiments de manière à ne pas bloquer l’ensemble du site en même temps, et de permettre l’évacuation et le déplacement des véhicules au fur et à mesure. Ce défi a rendu le chantier complexe mais excitant ! » Mais loin d’être insurmontable, puisque que Colas a parfaitement géré la mission « grâce à l’entente et la coordination avec tous les autres acteurs du chantier » se réjouit Ludovic Porte.

 Pennequin 
TP / Démolition, Marsannay-la-Côte

« Nos meilleurs hommes sur nos meilleures machines. » Damien Lanquetin est responsable du secteur démolition chez Pennequin. Il connait par cœur le dossier SICA : « Nous sommes intervenus en deux fois. Pour démolir la partie atelier mitoyenne de la surface de vente. On a coupé le bâtiment en deux, avant de revenir une seconde fois après la reconstruction du nouveau garage. Nous avons dû travailler dans des délais très courts pour ne pas retarder les phases de construction. » Damien Lanquetin évoque un chantier d’orfèvres mené par six personnes : « La partie à démolir était à moins de 5 mètres de la façade du nouveau bâtiment. C’était un travail précis, délicat… On a coupé et évacué de gros éléments métalliques, alors que nous étions à deux pas des voitures neuves, surtout à deux pas des clients et du personnel qui continuait son activité. » Mission réussie avec beaucoup de professionnalisme, grâce à la compétence de ces caméléons de la démolition. « Il a fallu étudier la topologie du bâtiment, insiste le responsable, y adapter nos méthodes… » Le jeu en valait la chandelle.

 Sotty 
Gros œuvre, Nuits-Saint-Georges

D’emblée, Christophe De Haese salue « la démarche locale » du projet. « Ce fut une belle association d’entreprises du cru. Elles sont toutes allées dans le même sens, dans un bel esprit de coopération », se réjouit celui qui, depuis près de 15 ans, dirige l’entreprise Sotty à Nuits-Saint-Georges. Ses équipes ont été chargées du gros œuvre, des fondations, des murs de séparation, « tout ce que l’on ne remarque pas, mais dont la parfaite mise en place est essentielle à la pérennité du bâtiment ! ». Au plus fort de la construction, ce furent jusqu’à 10 personnes mobilisées sur le chantier. « C’est un ensemble très bien exposé en bordure de rocade, une très belle réalisation, très esthétique, qui constitue pour nous une référence », apprécie le chef d’entreprise, content d’avoir relevé le défi grâce notamment à ses expériences dans la viticulture : « Nous réalisons régulièrement des extensions de caves et cuveries ; des lieux qui exigent précision et calme, où le travail des exploitants doit obligatoirement se poursuivre. Ce fut aussi le cas sur le projet de la concession, car nous devions composer avec le maintien des activités. Nous savons donc parfaitement gérer ce genre de problématique ! »

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