Le semi-marathon de Beaune en dix chiffres

Pour sa 31e édition, le semi-marathon de Beaune (18-19 novembre) va faire le plein. Avec 8 500 participants toutes courses confondues, l’événement est pratiquement victime de son succès, prouvant une fois de plus, même si cela n’est plus nécessaire, qu’il a sa vie propre en dehors de la Vente des hospices.

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Par Michel Giraud
Photos : Clément Bonvalot

Beaune, c’est une ambiance unique, un événement sportif à part entière, de très bon niveau, dans un cadre splendide, très convivial, au milieu des meilleurs crus de Bourgogne. Bref tout est là ! » Frédéric Pinoncely, comme d’autres, est bien placé pour parler de la sorte du très courtisé « semi ». Partenaire via sa société Vie et Véranda, il s’est déjà aligné cinq fois sur le 10 km des Foulées beaunoises, entrainant d’autres complices dans son sillage.
Le semi de la vente des vins est l’une des plus attachantes compétitions dans son genre. La belle histoire d’amour entre la course à pied et le vignoble local dure déjà depuis plus de trente ans. L’événement a donc sa vie propre et son identité. Il n’est en rien un rendez-vous de second plan organisé à la marge de la pipolisation qui gravite autour des hospices. Ses soirées prestigieuses et les dégustations inattendues qu’il génère composent son ADN. Un miracle beaunois de plus, illustré en dix chiffres :

31

Comme la 31ème édition d’une course qui a vu le jour en 1986, à l’époque sous l’égide de la Société d’Emulation Beaunoise. À l’origine, il s’agit de profiter de l’animation que génère la Vente des vins pour créer un petit rassemblement sportif amical, d’abord réservé aux locaux. La première année, 450 coureurs sont au départ, sur un circuit tracé au nord de Beaune, du côté de Savigny-lès-Beaune et Pernand-Vergelesses. Ce n’est qu’en 2001 que l’épreuve migrera vers le sud et les environs de Pommard et Meursault, où elle se court toujours aujourd’hui.

20

C’est le nombre de pièces de vin achetées par les organisateurs du semi-marathon. De quoi récompenser tous les participants. Chacun repart de Beaune avec une bouteille. « Dans les autres courses, c’est un tee shirt, précise Philippe Dupont, cheville ouvrière de l’organisation. Ici, on ne pouvait symboliquement pas faire autrement que d’offrir du vin, encore moins le week-end de la vente. » À cela il faut ajouter les 800 bouteilles offertes par les viticulteurs partenaires, dégustées lors de la soirée de promotion et du dîner de gala.

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5 550

Comme le nombre de concurrents qui vont prendre cette année le départ du semi-marathon et des Foulées, les deux principales courses du week-end. Le chiffre monte à 8 500 participants si on ajoute les randonnées, les courses de jeunes et les footings. Les organisateurs ont augmenté la jauge maximale cette année. Ils ne pourront pas aller plus haut, pour des raisons de sécurité et d’infrastructures.

20

C’est le nombre de pièces de vin achetées par les organisateurs du semi-marathon. De quoi récompenser tous les participants. Chacun repart de Beaune avec une bouteille. « Dans les autres courses, c’est un tee shirt, précise Philippe Dupont, cheville ouvrière de l’organisation. Ici, on ne pouvait symboliquement pas faire autrement que d’offrir du vin, encore moins le week-end de la vente. » À cela il faut ajouter les 800 bouteilles offertes par les viticulteurs partenaires qui elles sont dégustées lors de la soirée de promotion et du dîner de gala.

© Clément Bonvalot

50

50 % des concurrents sont Bourguignons ! Ils viennent de clubs de Dijon et son agglomération bien sûr, mais aussi de Semur, Châlon, Buxy, Dole, Auxerre, Autun… Le semi rassemble ! En dehors de ces coureurs du cru,  19 pays sont représentés. Parmi eux, on notera le Japon et les États-Unis. La parité n’est pas encore de mise : 25 % de femmes, 75 % d’hommes.

95

Comme le nombre de partenaires ou/et mécènes qui permettent le déroulement de l’épreuve. Chiffre qui ne tient pas compte des 60 viticulteurs qui sont eux aussi associés à l’événement. À eux seuls, les 95 partenaires apportent un budget de 120 000 euros à l’organisation. Somme à laquelle il faut ajouter les « dotations en nature ».

15 000

Pas moins de 15 000 barres de céréales sont distribuées sur les ravitaillements. Il faut compter autant de bouteilles d’eau, de fruits secs et de boissons énergétiques. Soit 50 palettes à dépoter ! Un entrepôt est réquisitionné rien que pour prendre soin des coureurs. Tous ces produits sont offerts par les marques partenaires comme Urgo, Leclerc, TransGourmet, Intermarché ou encore le Château de Gilly.

© Clément Bonvalot

250

Pour le nombre de personnes mobilisées par l’organisation du semi. Il faut 120 personnes rien que pour assurer la sécurité sur le tracé et 60 aux ravitaillements. Beaune Athlétisme 21, co-organisateur de l’épreuve avec la Ville, fournit de la main d’oeuvre. Les agents municipaux sont aussi mobilisés.

20 500

En euros, la somme récoltée l’année dernière lors de lavente de charité organisée durant le dîner de gala qui clôt chaque édition du semi-marathon. « Nous réunissons chaque année nos parrains et partenaires au château de Meursault, précise Philippe Dupont, deux viticulteurs, Fabien Coche et Vincent Latour, offrent alors deux jéroboams de meursault premier cru. Dans l’esprit de la Vente des Vins, nous les mettons aux enchères au profit de trois associations caritatives. »

65

En temps et en minutes, le record de l’épreuve masculine, détenu, depuis 2015, par un Burundais. Chez les filles, c’est une kenyane qui, en 2014, avait couru le semi en 77 minutes.

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