Daniel Passeri a construit son parcours sur des îles lointaines avant de revenir à Dijon pour y implanter sa marque, Le Goût du Vin. Son profil atypique, au-delà du personnage, va permettre aux lecteurs de DBM de voyager dans les vignobles d’ici et d’ailleurs. Premier épisode de notre saga : blanc, rouge ou rosé… Bourgogne, Provence ou Toscane ?

Daniel Passeri, fondateur du Goût du Vin, nous conseille pour les vins de l’été 2020 ! © D.R.

Vous le savez un peu, DBM défend les couleurs de la Bourgogne. Il serait donc facile de s’en tenir à ça et de ne jamais mettre le nez ailleurs que chez nous, en se limitant au pinot et au chardonnay, flirtant avec une indécente originalité quand on s’aventure sur les terrains de l’aligoté ou du gamay. Erreur, grossière erreur. L’amateur de vin, pour étoffer sa culture, doit confronter ses papilles à d’autres horizons que celui de ses origines ou de ses habitudes.

Le Goût du Vin sous le soleil des Antilles

Avec Daniel Passeri, la chose est entendue. Dijonnais de naissance, très tôt attiré par la cuisine, c’est à Saint-Martin, dans les Caraïbes, qu’il prend assez tôt la direction d’un restaurant, avant d’ouvrir le sien, le 13 décembre 1979. « C’était une période bénie, on travaillait comme des dingues, on avait une clientèle en or », se souvient-il encore. Un journaliste du New York Times finit par repérer l’endroit en 1982 et lui consacre quelques lignes. L’Auberge gourmande importe un peu de la France continentale, Bourgogne comprise. Les escargots, héliportés jusque-là, sont au menu. Les Américains, motivés par l’article, font la queue pour prendre place à table.

Puis Daniel achète l’établissement d’en face, plus adapté à son évolution. Il le rebaptise… Tastevin, signe que le vin occupe déjà son esprit, et pas qu’un peu. Durant quatorze ans, de 1984 à 1998, il en tiendra le gouvernail avant de le revendre à son employé. Entretemps, par la force des choses, il s’est mis à acheter des bouteilles par container. Jusqu’à constituer un stock de deux ans, soit 12 000 flacons. L’importateur Grands Vins de France est donc né en 1988, sous le soleil des Antilles. Aujourd’hui encore, la société importe et distribue ses vins, notamment à la restauration, sur toutes les petites Antilles. De plus, trois caves appelées « Le Goût du Vin » installées à Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Anguilla, ravissent une clientèle particulière de haut rang.

Retour en France

Les aléas de la vie ont ramené Daniel en France il y a une dizaine d’années. S’appuyant sur sa réalité antillaise, il ouvre une cave en 2011, rue d’Auxonne à Dijon. « Cela s’est fait naturellement », plaide-t-il, comme s’il devait s’excuser du développement de son entreprise, concrétisée par la création d’un deuxième magasin et de son siège à Quetigny, et par une forte implantation dans le secteur de la restauration.

Communicant dans l’âme, le caviste est en vue au DFCO, au Stade dijonnais et dans de nombreux événements. En magasin, sa proposition ressemble à sa vie : un pied en Bourgogne, avec de très belles allocations, tout en ayant un œil constant sur les vins français et étrangers.

Alors, on a réfléchi à ce que l’on pourrait faire ensemble. Et décidé que Le Goût du Vin sera désormais, pour les lecteurs de DBM, un instrument de curiosité et d’éveil pour voyager à travers les vignobles. De ce feuilleton-conseil, voici le premier épisode en blanc, rouge et rosé, entre Bourgogne, Provence et Italie.   

Nos conseils d’été avec Le Goût du Vin

Trois vins, trois couleurs et trois vignobles complètement différents combinés en quatre packages. Le tout pour un été fun, à des prix spécialement étudiés pour les lecteurs de DBM.

Château Sainte-Roseline, un air de Provence
Tout près de Saint-Tropez et de Cannes, ce domaine historique fait des premiers crus classés dans une bouteille originale iconique qu’on appelle la lampe de méduse. Syrah (70 %) et cabernet sauvignon (30 %) pour le rouge ; rolle (aussi appelé vermentino, 100 %) pour le blanc ; mélange de grenache (55 %), mourvèdre (25 %), rolle (15 %) et tibouren pour le rosé : la valse des cépages est une lecture pédagogique de la Provence. La cuisine du Sud et les grillades sont les destinataires naturels de cette trilogie méridionale élégante et finement aromatique.
39 € la trilogie blanc-rouge-rosé

Dogajolo de chez Carpineto, «  toscanissimo » 
Carpineto est une grande maison de la belle Toscane. Son Dogajolo rosso (cépage sangiovese à 80 %, cabernet-sauvignon à 20 %) se distingue par une robe dense, grenat, aux arômes de cerise et d’épices. Rond en bouche, il a le tempérament de l’Italie et s’amourache volontiers d’antipasti, de viandes blanches et de pâtes bien évidemment. Bianco et Rossato, réalisés avec le même soin, méritent eux aussi le détour. Une véritable découverte qui, c’est aussi à souligner, est la plus accessible de nos suggestions.
25 € la trilogie blanc-rouge-rosé

Marsannay de chez Olivier Guyot
Et voilà le local de l’étape. Un domaine historique de Marsannay qui produit les trois couleurs locales. Droit et vif, le blanc La Montagne se gravit volontiers le temps d’un apéritif. Selon que l’on soit charmé par la nature franche du rouge vieilles vignes ou par la légèreté estivale du rosé, cette trilogie bourguignonne est une aubaine pour découvrir l’appellation la plus proche de Dijon.
39 € la trilogie blanc-rouge-rosé

La trilogie des rosés
Idéale pour ceux qui ont le goût du voyage en fixant leur comparaison sur un dénominateur commun, la couleur. Quand Bourgogne, Toscane et Provence s’habillent de rose.
35 € la trilogie rosé-rosé-rosé

Le Goût du Vin, 37 rue d’Auxonne à Dijon (10 h-13 h et 15 h-19 h 30 du mardi au samedi) et 10 rue des Artisans à Quetigny (10 h à 19 h du lundi au samedi) – 03.80.67.36.95 et 03.80.47.46.42

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