L’Université de Bourgogne fait sa rentrée 2021 en mode 100% présentiel. L’établissement, qui a engagé pour 40 millions d’euros de travaux sur ses bâtiments, enregistre un effectif stable.

La rentrée 2021 s’annonce enfin « normale » sur le plan des contraintes sanitaires et le président de l’Université de Bourgogne, Vincent Thomas, n’a pas boudé son plaisir en l’annonçant : « Nous rentrons 100% en présentiel, sans jauge particulière. C’est une rentrée normale, mais avec l’observance des gestes barrières et un renforcement de l’aération des salles de cours », a-t-il précisé lors de la traditionnelle conférence de presse qui marque la rentrée universitaire. Le passe sanitaire ne sera pas vérifié pour les cours sur le campus, aucun filtrage ne sera assuré à l’entrée des amphis. Les activités festives peuvent également se tenir normalement, mais cette fois en s’assurant du sésame sanitaire.

L’établissement d’enseignement enregistre un effectif stable cette année, avec 35000 étudiants attendus, dont 19000 déjà inscrits. « La rentrée s’annonce plutôt bien », a résumé le président. Les effectifs en première année régressent légèrement (-1,3 %). Deux filières se montrent particulièrement attractives : langues et communication (+12,3% d’inscrits) et lettres et philosophie (+9,2%). L’offre de formation évolue, au gré des réformes.

Réforme des IUT en BUT

Cette année, le gros morceau concerne la réforme des IUT, avec l’avénement d’un nouveau diplôme de référence : le Bachelor Universitaire de Technologie (B.U.T), qui se délivre en 3 ans et mise sur une pédagogie « en mode projet » avec un accompagnement individualisé des étudiants. L’université finalise également la réforme des études de santé, initiée l’an dernier, qui amende la première année de médecine pour réduire le taux d’échec et améliorer la réorientation des étudiants. L’uB ouvre également une Formation Supérieur de Spécialisation (FSS) Numérique à l’IUT du Creusot et B.U.T Informatique à Nevers.

Sur le plan financier, 40 millions d’euros (dont 19 millions de fonds propres universitaires) ont été investis dans l’immobilier, au titre du plan France Relance. La bibliothèque universitaire de nouvelle génération « Le Cortex » ouvre ses portes sur le campus dijonnais, tandis qu’un programme d’amélioration des performances énergétiques du bâtiment Droit-Lettres est en cours, pour 6,9 millions d’euros. « Notre situation financière est bonne, mais paradoxale. Depuis plus de 10 ans nous n’avons pas bénéficié d’un rééquilibrage du financement étatique relatif à notre masse salariale qui évolue mécaniquement à la hausse, avec la prise d’ancienneté des personnels. Nous dégageons des excédents, mais ceux-ci ne peuvent pas être affectés à ce poste budgétaire déficitaire, du fait des règles comptables », a expliqué Vincent Thomas. Ce manque de dotation représente 8 millions d’euros sur 3 ans.

L’Université de Bourgogne négocie en ce moment les termes du Contrat de Plan État Région (CPER) qui prévoit d’ores et déjà pour 25 millions d’euros d’investissement, 2 projets représentant 10 millions d’euros supplémentaires étant encore en discussion.

L’UB figure parmi les 5% des établissements les mieux classés mondialement
La fin d’année universitaire avait été marquée par une mauvaise nouvelle, la perte du label i-Site, reconnaissance nationale d’excellence, et la perte des crédits associés, près de 10 millions d’euros. L’été a redonné le sourire aux universitaires puisque l’Université de Bourgogne a été une nouvelle fois sélectionnée parmi les meilleurs établissements d’enseignement au monde dans le célèbre « classement de Shanghai ». « Nous sommes confirmés entre la 501e et 600e place de ce classement mondial, et sommes particulièrement bien placés dans les domaines de l’agro-alimentaire et de la médecine », s’est félicité Vincent Thomas. L’Université de Bourgogne se situe entre la 18e et la 20e place des établissements d’enseignement français.

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