Vente des Hospices de Nuits : une 58e édition d’exception

François Poher (directeur des Hospices civils de Beaune) et Jacques Brossier (président de L’Arche) entourent notamment le régisseur du domaine nuiton Jean-Marc Moron et le maire Alain Cartron. © Arnaud Morel

La 58e Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges devrait faire l’événement : le dimanche 10 mars au cellier du château du Clos de Vougeot, c’est en effet un millésime 2018 assez exceptionnel qui sera proposé aux acheteurs. Et profitera en partie à l’association L’Arche. 

Par Arnaud Morel 

Fidèle à son excellente tradition, la vente permettra d’aider une association « de cœur » à travers la célèbre pièce de charité, en l’occurrence L’Arche. Celle-ci abondera le projet « Arch’ensemble » de reconversion partielle de l’ancienne clinique de Chenôve, déménagée à l’hôpital privé du parc Valmy, dont l’association occupera 20 % des locaux. Elle hébergera des personnes en situations de handicap mental, dans un projet de vie partagée avec des valides qui choisissent de mêler leur existence avec celle des pensionnaires. « Pour nous, ce déménagement est l’aboutissement d’un projet de dix ans. Les quatre maisons que nous occupons actuellement à Dijon ne sont plus aux normes, et nous devons déménager.  Dans les nouveaux locaux, nous pourrons héberger 25 personnes, et en accueillir autant en journée », détaille Jacques Brossier, le président du conseil d’administration de L’Arche à Chenôve.

Générosité bien ordonnée

Mais avant cela, place à la générosité. La barre sera assez haute, avertit Alain Cartron, le maire de Nuits : « Cette année, je vous invite à être particulièrement généreux : L’Arche, qui s’y connaît en communication, m’a carrément dit que si nous récoltions 45 000 € avec la pièce de charité, la ville de Nuits-Saint-Georges aurait une chambre à son nom, avec vue sur Dijon s’il vous plaît ! » Sachant que la pièce de charité s’adjuge souvent entre 30 et 35 000 €, il faudra effectivement un élan de générosité bien appuyé pour remplir cet objectif.

Le millésime 2018 devrait y aider. À l’instar de Beaune et ses records battus, celui-ci s’annonce exceptionnel, assure Jean-Marc Moron, le régisseur du domaine des Hospices : « Nous avons eu un temps favorable, avec un hiver pluvieux, puis un été ensoleillé, qui marquera les esprits. C’est en effet la première fois que l’on voit un passage si rapide de la fleur au fruit. Et pour une fois, la grêle, qui a frappé deux fois, nous aura plutôt aidés. Elle n’a pas eu d’impact destructeur significatif, au contraire, elle a fait pour nous nos vendanges vertes (ndlr, la vendange de raisins non mûrs, pour favoriser la maturation des grains épargnés, et améliorer leur qualité). » À votre bon cœur, donc !

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