VRP: Arcelot et son merveilleux château


Notre rubrique VRP (un Village, une Route, un Patrimoine) vous propose cette fois-ci de quitter l’agglomération dijonnaise par Saint-Apollinaire, direction l’est et Varois-et-Chaignot. Puis vient Arcelot et son merveilleux château. Moteur.

Rubrique réalisée en partenariat avec l’entreprise Rougeot de Meursault

Château_d'Arcelot_-_2013

La mise en service de « l’Arc », la liaison routière qui relie Arc-sur-Tille à Dijon, a détourné un important flot quotidien de véhicules du village. Auparavant, il était obligatoire ou presque de passer par Varois-et-Chaignot pour rejoindre Mirebeau-sur-Bèze ou Pontailler-sur-Saône. Désormais, en quittant Saint-Apollinaire par la D960, les files de véhicules ont considérablement diminué.
Varois-et-Chaignot, point de départ de cette escapade « VRP », prolonge pratiquement l’agglomération dijonnaise. Dans le village, il suffit de tourner sur sa gauche puis, un peu plus tard, emprunter une grande ligne droite direction Arcelot. Après Orgeux, on enjambe l’A31 avant de fendre les gravières nées justement de la construction de l’autoroute, aujourd’hui transformées en étangs privés, souvent, et en véritables paradis pour pêcheurs.
Voici donc Arcelot et son château. Immanquable dès l’entrée du village, puisqu’il fait face à la route qui se sépare en deux devant sa cour. A gauche, direction Arceau; à droite, Magny-Saint-Médard. L’édifice tel qu’on le connait fut construit au milieu du XVIIIème siècle (1761–1764) par l’architecte en chef de la province, Thomas Dumorey, à qui l’on doit aussi des interventions sur le canal de Bourgogne et la rue de Liberté à Dijon. Ancienne demeure de parlementaires, le Château d’Arcelot fut la première construction néo-classique de Bourgogne.
Dumorey a lui-même exécuté le premier dessin du parc de 45 hectares qui borde la demeure. Vaste jardin à la française à l’origine, il fut complètement transformé vers 1805 par le paysagiste Jean-Marie Morel. Les arbres rares, un étang de 7 hectares et un étonnant pavillon chinois en font un véritable havre de paix. A l’intérieur, le « Grand Salon » est sans doute la pièce la plus emblématique.
L’historien Courtépée (1775) aurait dit de lui qu’il s’agissait alors du  »plus beau salon que l’on connaisse en Bourgogne ». Pas mal non plus la chapelle, ou encore la salle de billard, avec son étonnant jeu de miroirs…
Visiter le château d’Arcelot, cela permet de découvrir l’histoire touchante de Louise-Adélaïde Verchère d’Arcelot, une fillette de 11 ans qui, a force de courage, a sauvé le château familial malgré les menaces de la Révolution. C’est désormais la famille Carrelet de Loisy qui veille sur le lieu et le fait vivre aussi.
Le château d’Arcelot se visite, mais le parc également. L’orangerie accueille des mariages et des réceptions. Des chambres d’hôtes ont été récemment créées dans les dépendances. Régulièrement, des animations sont programmées ici (Journées de la Marquise, Festival des Chérubins…). Elles offrent souvent de belles reconstitutions de la vie au XVIIIème siècle. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à vous arrêter. Après, et seulement après, vous pourrez prendre par exemple la direction de Mirebeau-sur-Bèze. Un prochain VRP vous y conduira. Patience!

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