VRP. Le Val de Saône à pas « Comté »

En longeant la Saône, vers Pontailler, le paysage prend parfois l’accent de la toute proche Franche-Comté. C’est le point de départ d’une balade apaisante entre patrimoine et nature. Notre rubrique « VRP » (Un Village, une Route, un Patrimoine) vous propose même de ramer un peu, au sens agréable du terme, en devenant un « écopagayeur » à bord d’un canoë.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA©Photos: Pays de la Plaine Saône-Vingeanne

Rubrique réalisée en partenariat avec l’entreprise Rougeot de Meursault

En venant de l’Est, plus précisément de la Haute-Saône, vous entrez en Bourgogne par Talmay, en suivant les limites de l’ancienne frontière entre le Duché et la Comté. Après avoir quitté la route de Gray en direction de Jancigny, le regard est attiré par le haut donjon du château de Talmay.

S’impose alors une puissante tour carrée édifiée au XIIIème siècle. Le donjon médiéval de 54 m de haut est la seule partie subsistant du vieux château fort originel construit par les seigneurs de Pontailler. La partie toiture fut ajoutée au XVIIème siècle et le corps de logis en 1762.

Le bâtiment empreinte quant à lui aux traditions du « Grand siècle ». Construit par Jean-Antoine Carisite, il contraste avec l’austérité de la tour. Le château (cuisines et tour) et les jardins à la Française sont ouverts au public durant l’été.

Le baron Thénard vécut au château de Talmay et fit construire à côté une ferme modèle. C’est lui qui introduisit dans la région l’usage d’instruments agricoles, du drainage et d’engrais chimiques. On lui doit notamment la découverte de l’eau oxygénée, du bleu de cobalt (bleu Thénard) et le sulfure de carbone pour lutter contre le phylloxera qui rongeait le vignoble. Ses études de chimie appliquées à l’agriculture lui ont valu en 1847 la croix de la Légion d’Honneur et l’entrée à l’Académie des Sciences.

En longeant la Saône

Avant de quitter Talmay, un détour par la Chapelle du Frêne (elle est indiquée sur la droite après l’aire de jeux) est conseillé. Sa source fut l’objet d’un culte dès les temps les plus reculés. Tombée en ruine en 1746, elle fut agrandie puis surmontée d’un clocher en 1875 grâce à la générosité de la Baronne Thénard.

Poursuivons maintenant sur la D976 en direction maintenant de Maxilly-sur-Saône, halte très prisée par les plaisanciers du Canal entre Champagne et Bourgogne. C’est justement la voie d’eau qui nous emmènera jusqu’à Heuilley-sur-Saône où la Maison de l’Eau de Nature et de la Pêche accueille les individuels ou les groupes pour une visite de l’espace muséographique, des stages de pêche, des balades nature.

Là, vous pourrez aussi vous essayer au parcours éco-pagayeur. Une façon originale de découvrir le patrimoine naturel à bord d’un canoë.

2007.09.29 18

L’eau comme guide

A votre vitesse, vous pourrez ensuite reprendre votre cheminement. Mais cette fois en gardant la Saône à distance. La route revient en effet dans les terres, car les chemins de halage sont uniquement réservés aux promeneurs à pied, aux rollers ou aux vélos qui empruntent la Voie Bleue. Les déplacements doux sont ici omniprésents.

D’ailleurs, un nouveau service de location de vélo a récemment vu le jour dans les Offices de Tourisme du Val de Saône, il permet de profiter pleinement des voies cyclables aménagées sur le territoire au cours des dernières années. Lorsque viendra Pontailler, il sera temps de se mettre à l’eau. Face au port de plaisance, est accessible, en juillet et août, la seule plage aménagée et surveillée de la Saône Côte d’Orienne. Une véritable source de bien-être avec sa guinguette au bord de l’eau et ses jeux pour enfants.

Enfin avant de repartir, de reprendre la route, par exemple cette D961 qui mène à Dijon, c’est à table que nous gouterons une dernière fois aux plaisirs de la campagne côte-d’orienne, avec une petite friture de Saône, dégustée au bord de l’eau à la terrasse du restaurant des Marronniers !

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