Vyv Festival à Dijon : tout le monde en redemande

Carton plein pour la première édition du festival Vyv-Les Solidarités, les 8 et 9 juin au parc de la combe à la Serpent. Concerts mais aussi rencontres, animations, bonne bouffe… Un cocktail gagnant qui fait attendre avec impatience la deuxième édition. Vyv notre nouveau festival !

Par Patrice Bouillot
Photo : Vincent Arbelet

Autant le dire d’emblée : l’espace naturel que constitue le parc de la combe à la Serpent a carrément perdu son habituelle sérénité pendant quelques jours. Parce qu’un festival, ça prend de la place : 12 hectares pour implanter deux immenses scènes, des chapiteaux, un parking et l’ensemble des installations backstage. Mais c’est là une des grandes réussites du festival organisé par le groupe mutualiste Vyv : 20 000 personnes sont venues en deux jours sans rien abîmer. Des barrières avaient été placées autour de la végétation fragile, elles ont été respectées. Une équipe efficace de nettoyeurs a sillonné le site jour et nuit, résultat un champ impeccable pendant et après le festival. Côté écolo, l’un des paris consistait à faire venir les festivaliers autrement qu’en voiture. Pour les dissuader de prendre leur automobile et d’encombrer les petites routes menant aux Hautes Plates, il n’avait été prévu qu’un seul parking, payant, sur réservation et à plus de 20 minutes de marche. Autant dire que la plupart des spectateurs ont préféré monter dans les navettes gratuites qui ont relié la combe à la Serpent au centre-ville de Dijon à raison d’un passage toutes les 3 à 10 minutes. Le service sur le réseau de tramway a même été prolongé jusqu’à 2h30 du matin pour permettre les dernières correspondances. Le ballet des bus, parfaitement huilé, empruntant une avenue Eiffel puis une route de Corcelles libres de toute circulation, a parfaitement fonctionné.

Fraîcheur et optimisme

Sur place, total succès pour la programmation, variée dans les styles proposés, alternant têtes d’affiche façon Thiéfaine ou Charlie Winston, et jeunes stars à découvrir. Entre les scènes, en arpentant un site particulièrement bien agencé, on a rencontré plein de gens souriants qui font des choses formidables dans le domaine de la solidarité. Et on a assisté à des rencontres, sous le chapiteau des idées, avec d’autres, passionnants. Par exemple Plantu, le dessinateur, ou Philippe Croizon qui sans jambes ni bras relève des défis incroyables (la traversée de la Manche à la nage ou le Dakar). Grâce à eux, un vent de fraîcheur et d’optimisme a soufflé sur la combe. Question restauration, il n’y avait que l’embarras du choix, entre les comptoirs et les food trucks. Un peu cher peut-être pour manger, ont glissé quelques-uns. De fausse note, il n’y eut donc point, ni sur scène ni dans l’organisation. Le seul bémol, c’est la pluie qui s’est invitée le dimanche soir. Mais même les gouttes n’ont pas douché l’enthousiasme des spectateurs puisqu’après tout, un « vrai festival », ça finit forcément dans la gadoue, et ce n’est pas Charlotte Gainsbourg qui dira le contraire.

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