L’État a répondu favorablement à l’« appel du 14 novembre » lancé par l’Association des Maires Ville & Banlieue de France. Son président Thierry Falconnet, premier édile de Chenôve, se félicite du milliard d’euros débloqué dans le cadre du plan de relance. « Une première étape », estime-t-il.

Thierry Falconnet, maire de Chenôve, lors de l’échange visio avec le premier ministre Jean Castex, lundi 23 novembre © Ville de Chenôve

Le 14 novembre 2020, près de 200 élus de tous bords politiques, maires et présidents d’agglomérations avaient signé une lettre au président de la République pour dire leur inquiétude et celle de leurs quelque 10 millions d’administrés. Portée par l’association des Maires Ville & Banlieue de France, présidée depuis septembre et pour deux ans par le maire de Chenôve Thierry Falconnet, cette missive insistait notamment sur « les conséquences de la pandémie de COVID-19 dans les quartiers, (qui se sont) ajoutées à tous les ingrédients déjà réunis sur le terrain pour constituer les prémices d’un décrochage républicain ». Et réclamait à ce titre 1% des 100 milliards d’euros consacrés au plan de relance.

Neuf jours plus tard, à l’occasion d’une visioconférence avec Thierry Falconnet et huit de ses collègues, le premier ministre Jean Castex disait « banco » pour banquer. « Je me félicite que l’appel que nous avons porté et adressé aux autorités face à l’urgence sociale ait été entendu », a faire savoir le premier édile de Chenôve par voie de communiqué. « Cet engagement est nécessaire pour les habitants de nos quartiers et de nos villes populaires qui sont les premiers touchés par les conséquences sociales et économiques de la crise. Nous sommes donc satisfaits d’avoir obtenu pour eux une première victoire. » 

Les destinations de ce budget sont variées : fonds d’urgence pour les associations et acteurs de l’emploi, création de comités locaux de solidarité, de maisons médicales et de centre de santé… Il promet en tout cas d’injecter un peu d’oxygène dans un environnement « où tous les indicateurs sociaux sont au rouge : progression du chômage, explosion des demandes d’aides alimentaires et des dettes locatives, forte augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA. Il permettra de répondre à l’urgence, mais cela doit être une première étape vers une mobilisation plus forte de tous les moyens nécessaires pour faire face à une crise inédite ». 

Thierry Falconnet participera également à la première rencontre du Conseil National des Solutions, le 14 décembre à Roubaix, organisé par les signataires de cet « appel du 14 novembre » pour l’Égalité républicaine dans les quartiers populaires. 

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