Christelle et James Diolot ont tout changé dans leur établissement. Mais ils sont restés les mêmes, proposant une cuisine sans chichi, gourmande, sincère et souriante. Leur Coq en Pâte nouvelle formule régale toujours, dans une ambiance cosy et chaleureuse.

Quasi méconnaissable. Le temps d’une trêve, au bénéfice aussi d’une crise sanitaire qui a bousculé tous les codes de la restauration, Christelle et James Diolot ont décidé de transformer entièrement le cadre de leur établissement de la route d’Ahuy, au nord de Dijon.

Le Coq en Pâte avait déjà pour lui la réputation d’une cuisine familiale et savoureuse, sans cesse renouvelée dans sa proposition quotidienne, qui donne à chacun le sentiment de se sentir comme chez soi. Des fraicheurs d’un aspic maison aux arômes d’un dessert fruité, en passant par des plats de solide constitution, le cuisinier ne va pas chercher midi à quatorze heures. Il régale ses clients avec une sincérité dans l’acte qui propulse un pluma de porc ibérique ou des ravioles d’écrevisses aux asperges, au rang des doux plaisirs si recherchés de la table et du partage.

Restaurant d’affaires

Côté cuisine, on ne change rien donc. En revanche, côté salle, Merlin l’enchanteur est passé par là, livrant des fauteuils confortables, créés pour l’établissement, avec des couleurs rafraichissantes et un bar somptueux. L’organisation est différente, plus aérée, plus propice à l’échange. Christelle ne s’en cache pas, « l’objectif est de faire du Coq en Pâte un véritable restaurant d’affaires ». Beaucoup de décideurs, il est vrai, en ont fait leur repaire.

Sur place, bois et esprit nature ont été les vecteurs de cette mutation. Seules les tables y ont échappé. Défi réussi, si on en juge l’ambiance et le soin apporté à la table, avec des formules attractives (18 euros le menu du jour) et des possibilités à la carte qui ne manquent pas de charme, comme en témoignent les magrets de canard et les saint-jacques, deux classiques de la maison. Surtout, c’est avec la cave qu’on peut déguster le champ des possibles.

Cap Suzon, quartier gourmand

L’habituelle carte des vins propose de sérieuses références bourguignonnes, du nord au sud de la région, ainsi que de belles curiosités importées de la vallée du Rhône. Mais pour les jours de grand vent, il y a la cave à vin du patron, exposée à la droite du bar. Elle héberge de grandes bouteilles. Denis Mortet, Gilles Jayer, Grange des Pères, Jean-Claude Ramonet… les signatures donnent le tournis et peuvent combler de bonheur les amateurs de vins les plus exigeants.

La table de Christelle et James Diolot épouse ainsi l’évolution d’un quartier qui est lui-même en pleine mutation, devenant naturellement un phare gourmand de l’agglomération dijonnaise. Cap Suzon, comme l’appellent déjà les entrepreneurs riverains réunis en association, a l’avenir devant lui. Et quand les (bonnes) choses se décident, il n’est pas de meilleur endroit pour négocier que celui où l’on se sent… comme un coq en pâte.

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