Le circuit de Dijon-Prenois est reparti pour un tour depuis le 8 juin. Son dirigeant Yannick Morizot en mesure naturellement l’importance, conscient que les fans de voiture et l’économie locale attendaient cela. Avec, au bout de la route, l’objectif 2021 !

Yannick Morizot, président du circuit automobile Dijon-Prenois © Bénédicte Manière

Le son d’un V12, l’agitation retrouvée aux bords des stands, tous ces habitués qui déconfinent leur bolide du garage… Debout sur la passerelle, les yeux rivés sur la piste brûlante, Yannick Morizot savoure : « Depuis le 8 juin et la réouverture du circuit, on revit. Au sens propre comme au figuré. » Comme partout, le Covid a grippé le moteur : quasiment trois mois de silence, une activité totalement à l’arrêt et un coup porté à une saison pleine de promesses. « Mais pas question de s’apitoyer », coupe court le président du circuit Dijon-Prenois, qui a pu compter sur son directeur Lorenzo Cristofoli et toute l’équipe pour enregistrer un maximum de journées de location jusqu’à la fin de l’année. « Il a fallu se retrousser les manches. Ce fut un travail colossal et collectif de jongler avec autant de paramètres. En ce qui concerne les journées de roulage, nous sommes complets jusqu’au 10 novembre (ndlr, interview réalisée fin juillet). » 

Pour les compétitions, le tableau est plus complexe. Avril, mai et juin sont des mois forts, fédérateurs, avec des événements comme l’Âge d’Or ou les Coupes Motos Légende. Le dernier cité fut un temps reporté à septembre avant de caler définitivement pour 2020. « Du reste, nous avons six compétitions reportées à partir du mois d’août. Nous aurons alors le droit d’organiser à nouveau des événements, en considérant une jauge maximale de 5 000 spectateurs, si les choses ne bougent pas d’ici là. »

Le circuit Dijon-Prenois nouveau a des arguments

L’activité karting a repris timidement, en convient le boss de l’anneau côte-d’orien. Les week-ends sont corrects, mais la clientèle journalière n’est pas encore au rendez-vous. « Les entreprises font pour l’instant une pause dans l’événementiel, elles n’ont pas trop de visibilité. Alors comme eux, on est un peu dans le flou, mais on est dans les starting blocks ! » Car le Dijon-Prenois nouveau a des arguments pour repartir en trombe. « Avec nos infrastructures neuves, nos salles, nos grands espaces, il faut que les organisateurs soient rassurés, nous sommes en mesure d’organiser des événements en toute sécurité. »

« 2020 ne sera pas un grand millésime, on le sait bien, mais la vie continue et le circuit aussi. Il reste cinq mois pour sortir la tête haute, et nous mettons déjà tout en œuvre pour construire le millésime 2021. Nous avons toujours travaillé main dans la main avec les organisateurs, surtout pendant le confinement. Nous sommes déjà en négociations avancées pour la mise en place de jolis rendez-vous populaires », avance même son dirigeant. Le discours plaira sans doute aux partenaires, aux hôteliers, aux restaurateurs de la métropole qui bénéficient de chaque événement.

La restauration et l’événementiel, justement, parlons-en. Une belle campagne de rénovation devait s’achever au printemps, avec cette dernière partie. « 80% du travail est bien réalisé, le nouveau restaurant devait en être la touche finale. J’ai mis les choses en stand-by jusqu’à cet hiver, puisqu’il fallait bien faire des choix. » Cela se saurait, surtout dans les belles boucles de Prenois : la vie n’est pas une longue ligne droite.   

Le programme du circuit Dijon-Prenois
5 – 6 septembre > Ultimate Cup Series. L’Ultimate Cup en version auto, qui réunit des pilotes amateurs (mais de haut niveau) via différentes disciplines : Protos LMP3, GT, Clio CUP IV, Formule Renault 2.0 FR3 Régionale…)
26 – 27 septembre > Rencontres Peugeot Sport. Le premier échelon de la filière compétition clients circuit de Peugeot Sport. Une sorte de rampe de lancement pour jeunes talents. Près de 200 pilotes engagés sur le Relais 208, la 208 Racing Cup (sprint) ou sur le Trophée Endurance. 
3 – 4 octobre > Dijon Motors Cup. L’organisateur HVM Racing annonce des pilotes en provenance de l’Europe entière. Ambiance historique avec le retour de la Formule Junior (de la période 1958-1964), la présence de la série vedette HSCC International Historic F2, et bien d’autres surprises comme la Legends Cars Cup. 350 pilotes répartis dans une vingtaine de courses.
17 octobre > Rêves d’enfants malades. L’opération emblématique du circuit : baptêmes en Ferrari, dizaines d’animations dans les paddocks…
Les fonds récoltés sont destinés aux associations pour les enfants hospitalisés et la recherche sur les maladies orphelines.
14 – 15 novembre > Coupe de France des Circuits. Différentes catégories de voitures représentatives du sport auto en France : berlines, protos de l’Avenir Cup, monoplaces et GT.

Sous réserve d’éventuelles décisions des organisateurs. Tout le programme ici.

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