L’été est souvent l’occasion de voyager et de découvrir de nouvelles destinations. On en oublie parfois la richesse touristique de notre propre territoire. Sortir chez soi, c’est possible. La Saône et ses abords offrent bon nombre de possibilités de balades et autres sorties… Embarquez au fil de la Saône avec DBM n°93.

Circuit court ou circuit local, aménagement ou équilibre territorial, temps de travail ou temps de loisir, goût d’ici mais envie d’ailleurs et d’évasion : le temps des paradoxes est revenu. Il croise le temps des remises en question, conséquences prévisibles de ces promesses de changement de vie émises dans l’intimité forcée du confinement.

Les gens ne veulent plus bosser pour les autres. En tout cas, pas à n’importe quelle condition. Ce qui provoque une profonde désaffection pour les métiers de la restauration et les métiers de bouche. Dans le même temps, on ne jure que par ces héros du goût que sont les chefs, les pâtissiers et les vignerons. On leur construit des temples qu’on appelle « cité ». Ici et là. À Dijon, Beaune, Mâcon et Chablis, à coups de gros budgets. Paradoxe toujours.

En cette première partie d’année, les élections ont occupé les esprits. La France serait à nouveau ingouvernable. À peine sortis des législatives, on nous met déjà la tête dans les municipales. Ça ne s’arrête jamais. Le monde continue pourtant de tourner. Comment fait-il pour tourner ? Paradoxe encore.

Puis voilà l’été. Le tourisme d’aujourd’hui drague les voisins. Il devient, comme en Côte-d’Or, un sujet « d’attractivité ». Soit un authentique potentiel de séduction pour les nouveaux habitants, les mêmes qui alimentent partirdeparis.fr ou paris-jetequitte.fr. Dans la plaine de Saône, on vend l’eau et Napoléon. À Gevrey, on annonce la gare de Dijon à 7 minutes en train, 14 fois par jour. À croire que la province a tiré les bonnes cartes et qu’elle est le nouvel eldorado de l’art de vivre. Nous, on le savait depuis longtemps.

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