Dijon Beaune Mag

Je suis très amie avec Hortense Bourguignon (ndlr, la directrice de la salle de spectacles L’Écrin) et ses parents. J’étais déjà venue en mars 2019 pour l’ouverture de la salle. J’étais épatée par la beauté des lieux et la solidité de la programmation culturelle. Je suis donc très heureuse de revenir ici car cette salle se prête parfaitement à l’ambiance intimiste de mon spectacle.
J’ai toujours été en prise avec les problématiques de mon époque, à toutes les époques. J’essaie de parler aux gens et avec les gens de ce qui les taraude, de ce qui les rend heureux ou malheureux… Mais mon travail n’est pas nombriliste, je m’intéresse sincèrement à ce qu’ils vivent et à la manière dont se transforme la société. Tout en essayant parfois d’anticiper les problématiques futures, ce qui a parfois fait de moi un précurseur lorsque je faisais de l’urgence climatique le sujet central d’un documentaire en 2010.
C’est très rare avec Musset, mais cette pièce a vraiment une fin heureuse. C’est pour cette raison que je l’ai choisi. On vit dans une société de nature assez pessimiste, ce qui se comprend au vu de ce qu’on a vécu récemment. En tant qu’artiste, je pense que mon rôle est de donner de l’espoir et quelques pistes pour retrouver de beaux jours, si je peux. Car les jeunes sont aux premières loges, ou plutôt en première ligne à l’heure actuelle. Évidemment, ils l’ont toujours été, à toutes les époques. Mais c’est particulièrement violent aujourd’hui. Pour autant, je suis certaine qu’ils sauront affronter ces nouvelles problématiques et trouver les solutions que nous n’avons pas su trouver.
Je ne suis pas une donneuse de leçon. Je propose, je réfléchis… Je ne suis pas une politique non plus. Je suis une passionnée de politique, j’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils font, mais je n’ai aucun rapport avec la classe politique. Souvent, dans l’histoire, les hommes émergent avec les situations. Les femmes aussi d’ailleurs. Je pense qu’il faudra, un jour un l’autre, qu’une femme prenne le pouvoir ou partage le pouvoir avec un homme.
Absolument, on doit réconcilier les deux et arrêter de les opposer. On doit se réunir pour trouver les solutions ensemble. Ça ne sera pas facile, mais les femmes sont capables de se battre pour y arriver. Elles le font toute la journée !
Tout à fait, c’était d’ailleurs tout le sens de mon documentaire Solutions locales pour un désordre global (2010). J’avais donné la parole à Emmanuel Bailly dont les solutions d’écorégionalité commencent à devenir très importantes. Chaque territoire est différent, de par sa culture et son histoire. Il faut respecter cette biodiversité humaine et territoriale. Mais ne perdons jamais de vue que notre pays a les plus beaux sols du monde, alors faisons-en quelque chose…
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